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Le cabinet McKinsey « paiera ce qu’il doit à l’État français », assure Le Maire

Le cabinet McKinsey, accusé d'optimisation fiscale par une commission d'enquête du Sénat, "paiera ce qu'il doit aux contribuables et à l’État français", a affirmé dimanche le ministre de l’Économie...

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, à Paris le 16 mars 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Thomas SAMSON)

Le cabinet McKinsey, accusé d’optimisation fiscale par une commission d’enquête du Sénat, « paiera ce qu’il doit aux contribuables et à l’État français », a affirmé dimanche le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire.

« Nous allons nous assurer que McKinsey paie les impôts qu’il doit à la France, comme toutes les entreprises », a-t-il déclaré au « Grand Jury » RTL/Le Figaro/LCI.

« Toutes les procédures sont déjà engagées par la direction générale des Finances publiques, McKinsey paiera », a ajouté le ministre.

Dans un document diffusé jeudi, la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques a accusé les entités françaises du cabinet McKinsey de n’avoir versé aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020.

Réagissant à ces accusations, McKinsey a assuré respecter « l’ensemble des règles fiscales et sociales françaises applicables » et dit avoir payé l’impôt sur les sociétés « les années où le cabinet a réalisé des bénéfices en France ».

Trois jours après la publication du rapport final de la commission d’enquête du Sénat, qui qualifiait le recours aux cabinets de conseil de « phénomène tentaculaire » au sein de l’État, Bruno Le Maire a jugé « légitime » de faire appel à ces derniers pour des « missions ponctuelles ».

« Pour certaines prestations, par exemple de l’aide informatique, il est plus judicieux de faire appel à un prestataire extérieur plutôt que d’avoir des fonctionnaires qui s’occupent pendant des années de la mise à jour de telle ou telle procédure informatique », a estimé le ministre.

« Un État qui fonctionne bien, c’est un État recentré sur ses missions essentielles. Qu’on fasse appel à des spécialistes sur certains sujets, ça me paraît aussi un principe de bonne gestion », a-t-il poursuivi.

Mais « s’il y a des dérives, qu’on estime que ces prestations vont trop loin, que le recours aux cabinets de conseil est excessif, nous recentrerons ces activités », a concédé Bruno Le Maire.

Jeudi, le président Emmanuel Macron avait déjà jugé « légitime » le recours aux cabinets privés, tout en insistant sur le contrôle et sur la transparence des appels d’offre.

Selon le rapport du Sénat, les dépenses de conseil des ministères ont bondi de 379,1 millions d’euros en 2018 à 893,9 millions d’euros en 2021.

dga/uh/er

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