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Le mari de Delphine Jubillar à nouveau interrogé par les juges

Le mari de Delphine Jubillar est à nouveau interrogé vendredi devant les deux juges chargés de l'enquête sur la disparition de l'infirmière, fin 2020, une semaine après l'échec de vastes fouilles entreprises...

Un portrait de Delphine Jubillar au milieu des fleurs et des bougies devant sa maison, le 24 janvier 2022 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - FRED SCHEIBER)

Le mari de Delphine Jubillar est à nouveau interrogé vendredi devant les deux juges chargés de l’enquête sur la disparition de l’infirmière, fin 2020, une semaine après l’échec de vastes fouilles entreprises près du village où résidait le couple.

Nouvelles fouilles pour retrouver le corps de Delphine Jubillar, le 24 janvier 2022 près de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – FRED SCHEIBER)

En détention à l’isolement depuis le 18 juin 2021, Cédric Jubillar continue de se dire innocent. Les juges doivent notamment l’interroger sur des déclarations faites à un voisin de cellule, qui ont déclenché le placement en garde à vue de son actuelle compagne mi-décembre et des recherches d’ampleur.

Un policier participe aux fouilles pour retrouver le corps de Delphine Jubillar, le 24 janvier 2022 près de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – FRED SCHEIBER)

Ses avocats ont réclamé sa mise en liberté à plusieurs reprises, mais la justice estime que les soupçons le concernant sont suffisamment fondés.

« Ce dossier reste un mystère, estime Alexandre Martin, un des avocats de Cédric Jubillar. Il est temps que la justice respecte la présomption d’innocence et que Cédric Jubillar soit libéré ».

Interrogé mercredi sur l’affaire Jubillar, le procureur de Toulouse Samuel Vuelta Simon a souligné la mobilisation sans relâche des magistrats et des enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie. 

« Si on met des moyens, a-t-il dit, c’est parce qu’il faut trouver Delphine Jubillar, vérifier l’hypothèse qu’elle a bien été tuée, il faut trouver son corps pour lui offrir une sépulture, pour la rendre à ses parents, à sa famille pour qu’ils puissent l’enterrer ».

Pendant trois semaines, du 17 janvier au 4 mars, les gendarmes, appuyés par des militaires de la Force opérationnelle spécialisée (FOS, du 17e RGP de Montauban) ont ratissé un périmètre boisé et accidenté de plusieurs hectares dans les environs de Cagnac-les-Mines (Tarn), non loin de la maison des Jubillar.

Equipés de radars et de détecteurs de métaux, ils ont inspecté les lieux pour vérifier les dires du voisin de cellule de Cédric Jubillar, à qui le suspect numéro un aurait dévoilé de façon approximative le lieu où il aurait enterré son épouse. Une manoeuvre de diversion de la part de Cédric Jubillar, selon un avocat de la partie civile, Philippe Pressecq.

La semaine dernière, Me Pressecq, avocat d’une cousine de Delphine Jubillar, s’est fait écho du désespoir de la famille de l’infirmière.

« Il faut que Cédric Jubillar avoue le meurtre de sa femme, a-t-il déclaré. Quand on a un dossier qui commence à être relativement épais et qui accumule des éléments matériels et psychologiques considérables, c’est la seule chose que Cédric Jubillar devrait faire s’il était apte à assumer ce qu’il a fait ».

Au moment de la disparition, le couple était en instance de divorce, une séparation à l’initiative de l’infirmière que Cédric Jubillar avait du mal à accepter, selon les enquêteurs.

ap/mer/tes

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