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Les Outre-mer ouvrent le bal des législatives

Un jour avant la métropole, les électeurs des Outre-mer ont commencé à voter samedi au premier tour des élections législatives, où Emmanuel Macron vise une majorité face...

Infographie expliquant le rôle de l'Assemblée nationale (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Cléa PÉCULIER)

Un jour avant la métropole, les électeurs des Outre-mer ont commencé à voter samedi au premier tour des élections législatives, où Emmanuel Macron vise une majorité face à une gauche aux ambitions retrouvées.

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Patrick VALASSERIS)

Les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon ont été les premiers à se rendre aux urnes, samedi à 08H00 locales (midi à Paris). Ce petit archipel de l’Atlantique nord, face au Canada, est proportionnellement le mieux représenté à l’Assemblée nationale, avec un siège de député pour ses quelque 6.000 habitants.

La Première ministre Elisabeth Borne en campagne à Lamballe dans les Côtes-d’Armor, le 9 juin 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Damien MEYER)

Après la clôture de la campagne vendredi à minuit, plus de 48 millions de Français sont à nouveau appelés aux urnes ce weekend et le suivant pour élire leurs députés, six semaines après la présidentielle qui a reconduit Emmanuel Macron à l’Elysée.

Des panneaux électoraux à Montpellier, dans l’Hérault, le 8 juin 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Pascal GUYOT)

Si le scrutin est différent, les trois candidats arrivés en tête à la présidentielle refont le match aux législatives, avec le vainqueur Emmanuel Macron qui affronte indirectement la finaliste RN Marine Le Pen et l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième le 24 avril.

Alors que le duel Macron-Le Pen avait rythmé la présidentielle, la rivalité s’est cette fois installée entre le camp du chef de l’Etat et l’alliance de la gauche formée autour de Jean-Luc Mélenchon (LFI-PS-EELV-PCF), que les sondages donnent au coude-à-coude, avec l’abstention en arbitre.

Elle pourrait atteindre, au bout d’une campagne passée largement sous les radars, de nouveaux records, entre 52 et 56%, au-delà des 51,3% du 11 juin 2017.

Selon les dernières enquêtes d’opinion, la coalition présidentielle et la Nupes devancent largement le RN de Marine Le Pen. Suivent derrière Les Républicains et l’UDI ainsi que le parti Reconquête!, la formation d’extrême droite menée par Eric Zemmour, qui se présente lui-même dans le Var.

– « Troisième tour » –

Pour obtenir la majorité absolue à l’issue du second tour le 19 juin, la confédération Ensemble! (LREM, MoDem, Horizons et Agir) doit décrocher au moins 289 des 577 sièges, un objectif que les sondages présentent comme incertain, même s’ils donnent la macronie en tête des projections de sièges au second tour.

Si Ensemble! arrive premier, mais sans atteindre la barre des 289 élus, Emmanuel Macron ne disposerait que d’une majorité relative à l’Assemblée nationale. Une perspective peu réjouissante pour le président de la République qui devra sans doute chercher le soutien d’autres groupes politiques pour approuver les textes.

Si, cas de figure le moins probable, la Nupes de Jean-Luc Mélenchon remporte la majorité absolue, Emmanuel Macron serait privé de pratiquement tous ses pouvoirs.

C’est avec cet objectif en tête que Jean-Luc Mélenchon n’a cessé de répéter qu’il voulait faire de ces législatives « un troisième tour » qui lui permettra d’être élu « Premier ministre », malgré un réservoir de voix qui risque de lui faire défaut au second tour.

Emmanuel Macron a choisi de se poser, comme lors de la présidentielle, en rempart contre « les extrêmes ».

Fustigeant le manque de crédibilité, selon lui, de la Nupes sur le plan économique, il réclame une majorité « forte et claire » afin de pouvoir mettre en oeuvre son programme.

En comptant Elisabeth Borne, quinze membres du gouvernement sont en lice aux législatives et devront quitter l’exécutif en cas de défaite conformément à une règle déjà appliquée en 2017 par Emmanuel Macron.

Près de 6.300 candidats briguent les 577 sièges, soit 20% de moins qu’en 2017, du fait notamment de l’accord à gauche.

Après Saint-Pierre-et-Miquelon, les bureaux ont ouvert aussi samedi en Guyane (13H00 à Paris), puis une heure après en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.

En Guadeloupe, la macronie guette le score de la sortante Justine Benin, secrétaire d’Etat à la Mer, alors qu’Emmanuel Macron n’a obtenu que 30% des voix dans l’île au second tour de la présidentielle. Résultats attendus dans la nuit de samedi à dimanche.

Deux heures après l’ouverture des bureaux de vote, les électeurs de la troisième circonscription de la Guadeloupe ne se pressaient pas vraiment aux urnes, a contaté une journaliste de l’AFP. 

Myriam, cinquantenaire de la commune de Baie-Mahault, fait exception: « Cela faisait des années que je ne votais pas forcément », admet-elle. « Mais désormais en Guadeloupe les choses sont trop graves », ajoute-t-elle, citant notamment la vie chère et l’accès à l’eau.

Dans le Pacifique, les électeurs de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna votent dimanche, c’est-à-dire à partir de samedi 22H00 à l’heure de Paris. 

Les Polynésiens avaient voté il y a une semaine pour le premier tour, tout comme les Français de l’étranger. Pour ces derniers, le vote sur internet pour le second tour commence également ce samedi.

Enfin on votera dimanche à La Réunion, comme à Mayotte, où le décalage horaire avec la métropole est moindre.

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