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L’initiative de Taubira amplifie la « confusion » à gauche, estime Valls

La possible candidature de Christiane Taubira à l'élection présidentielle "ne fait que rajouter" à la "confusion" à gauche, a commenté l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, étonné par "cette idée de l'unité à...

Manuel Valls, alors Premier ministre, et Christiane Taubira, à cette époque ministre de la Justice, lors d'une conéfrence de presse à Paris, le 23 décembre 2015 (Crédit photo : © Eric FEFERBERG)

La possible candidature de Christiane Taubira à l’élection présidentielle « ne fait que rajouter » à la « confusion » à gauche, a commenté l’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, étonné par « cette idée de l’unité à tout prix » que promeut son ancienne ministre.

« La candidature possible, probable, conditionnée – je n’en sais rien – de Christiane Taubira ne fait que rajouter à cette confusion », a déclaré dimanche sur Europe 1 l’ancien chef de gouvernement. 

Vendredi, son ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira avait fait irruption dans la campagne, à quatre mois du premier tour, disant « envisager » d’être candidate et assurant vouloir « mettre toutes (ses) forces dans les dernières chances de l’union » d’une gauche à la peine dans les sondages.

« Je reste étonné par cette idée de l’unité à tout prix sans jamais s’interroger sur le fond et ce qui rapproche les uns et les autres », a commenté Manuel Valls alors que les candidats insoumis Jean-Luc Mélenchon et écologiste Yannick Jadot refusent la primaire désormais prônée par leur rivale socialiste Anne Hidalgo.

Pour Manuel Valls, « une des raisons de la crise de la gauche (…) était liée au fait qu’il y avait des gauches irréconciliables, » c’est-à-dire que « des hommes et des femmes mais surtout des projets, la pensée (…) étaient tellement éloignés que cette union était factice et impossible ».

Manuel Valls avait popularisé l’expression « gauches irréconciliables » à la fin du quinquennat de François Hollande, marqué par des fractures grandissantes à gauche et le score très faible du candidat PS Benoît Hamon, pourtant soutenu par les écologistes, à la présidentielle de 2017.

Pour l’ancien ministre de l’Intérieur, qui a ensuite tenté sans succès une expérience politique à Barcelone, la gauche est dans une « impasse politique, historique, majeure depuis des années », notamment parce qu’elle s’est « fourvoyée sur la question identitaire » en pensant « que cette question était taboue ».

« La gauche républicaine doit pouvoir parler d’immigration », estime encore Manuel Valls pour qui il faut « appuyer sur le bouton stop » de l’immigration et « suspendre le regroupement familial ».

« Il faut que ces frontières » de l’Union européenne « soient étanches si nous venons sauver l’asile et l’accueil des étudiants étrangers », dit encore l’ancien socialiste qui appelle à « reprendre le contrôle de notre politique migratoire avant que l’extrême droite n’accède au pouvoir ».

Plutôt que l’union de la gauche, Manuel Valls prône « l’union sacrée » face à Marine Le Pen « au discours passéiste » et à Eric Zemmour pour qui « la République n’est au fond qu’une parenthèse ».

pyv/ib/spi

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