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L’Ukraine et la Fed mettent la pression sur les marchés mondiaux

Les tensions en Ukraine et la perspective toujours plus imminente d'un resserrement de la politique de la Réserve fédérale américaine faisaient...

Exercice conjoint des forces de sécurité ukrainiennes le 4 février 2022 dans la cité fantôme de Pripyat, près de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Sergei Supinsky)

Les tensions en Ukraine et la perspective toujours plus imminente d’un resserrement de la politique de la Réserve fédérale américaine faisaient trembler les marchés lundi. 

L’Europe a terminé en forte baisse, même si les indices ont repris un peu de vigueur par rapport à leur plus bas du début de séance. Paris a reculé de 2,27%, Milan 2,04%, Francfort 2,02% et Londres 1,69%. En Russie, l’indice RTS, qui avait plongé plus de 5% dans la matinée, a finalement cédé 2,99%. 

Wall Street, qui avait déjà nettement reculé vendredi, résistait un peu mieux: le Dow Jones reculait de 0,25%, le S&P 500 restait stable et le Nasdaq à coloration technologique montait de 0,85% vers 17H35 GMT.

Washington a réaffirmé dimanche que les Russes pouvaient attaquer l’Ukraine « à tout moment » et de nouveaux efforts diplomatiques intenses ce week-end entre les dirigeants occidentaux et le Kremlin n’ont pas fait baisser la tension.

« La grande crainte est que les sanctions sur le pétrole et le gaz russes ne limitent davantage l’offre mondiale, faisant encore grimper les prix de l’énergie. Une nouvelle augmentation de l’inflation et, d’autre part, une baisse des dépenses de consommation en résulteraient », a commenté Konstantin Oldenburger, analyste chez CMC Markets. 

Toutefois, la Russie a jugé possible lundi un règlement diplomatique de la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine et annoncé la fin de certaines manœuvres militaires.

Mais les marchés ont aussi eu à faire avec les discours agressifs sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. 

La forte inflation aux Etats-Unis, 7,5% en janvier sur un an, met en jeu la crédibilité de la Fed, qui doit fortement relever ses taux directeurs pour combattre la forte inflation, a affirmé lundi un de ses responsables, James Bullard.

Le rendement de l’emprunt à 10 ans américain dépassait les 2% (2,02%), barre qu’il avait franchie pour la première fois depuis juillet 2019 la semaine passée.

Les bancaires massacrées

Le secteur bancaire a le plus souffert de l’environnement de marché, avec la crise en Ukraine et la baisse des rendements des emprunts d’Etats français et allemand. Société Générale a décroché de 6,05% à 33,80 euros, BNP Paribas de 4,85% à 61,75 euros et Crédit Agricole de 3,53% à 13,56 euros. L’assureur Axa a aussi trébuché de 2,97% à 27,58 euros. 

A Francfort, Deutsche Bank a perdu 3,49% à 13,90 euros. Les banques britanniques ont aussi dévissé, que ce soit Barclays (-5,11% à 195,56 pence), Lloyds (-4,17% à 51,71 pence) ou NatWest (-4,11% à 242,60 pence).

Clariant chute en Suisse

Le groupe suisse de chimie Clariant a repoussé la publication de ses résultats annuels après une enquête interne concernant des provisions soupçonnées d’avoir été « incorrectement » comptabilisées. Le titre a dégringolé de 16% à 16,80 francs suisses.

Correction chez les fabricants de vaccin anti-Covid

Le fabricant d’un vaccin contre le Covid-19 Moderna plongeait de 12,14% à 141,77 dollars aux Etats-Unis, Novavax de 8,40% à 82,84 dollars et Pfizer de 3,16% à 49,81 dollars. A Paris, Valnava a perdu 5,48% à 14,50 euros. 

Les Etats-Unis pourraient être « au seuil » d’une période de transition, après laquelle il deviendra possible de « vivre avec » le virus, a estimé en fin de semaine dernière le Dr Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire. Il avait aussi estimé au cours d’une interview au Financial Times qu’il ne pensait pas que chaque américain ait besoin d’un rappel de vaccin chaque année. 

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Les prix du pétrole marquaient une légère pause après une nouvelle ascension fulgurante lundi, électrisés par les tensions en Russie et en Ukraine qui menacent l’offre pétrolière, les deux références de l’or noir battant de nouveaux sommets pluriannuels.

Le baril de WTI à échéance mars prenait 0,57% à 93,63 dollars vers 17H25 GMT, après avoir atteint plus tôt 94,94 dollars, tandis que le Brent pour livraison avril montait de 0,28% à 94,72 dollars, après avoir touché 96,16 dollars dans la nuit. 

L’euro cédait 0,38% face au billet vert, à 1,1307 dollar.

Le bitcoin montait de 0,86% à 42.600 dollars.

bur-fs/pan/eb

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