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Marseille: un policier municipal blessé par un homme armé d’un couteau, l’agresseur tué

Un policier municipal marseillais a été blessé samedi par un homme armé d'un couteau, qui a été tué par des tirs de riposte, devant un centre de collecte pour les Ukrainiens installé à...

Des véhicules de police devant la mairie de Marseille, le 12 mars 2022 en France (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - CLEMENT MAHOUDEAU)

Un policier municipal marseillais a été blessé samedi par un homme armé d’un couteau, qui a été tué par des tirs de riposte, devant un centre de collecte pour les Ukrainiens installé à l’Hôtel de Ville, sur le Vieux Port.

Des policiers entourent le corps d’un agresseur de leurs collègues, tué devant la mairie de Marseille, le 12 mars 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – CLEMENT MAHOUDEAU)

L’agression a eu lieu vers 09h00, quand cet homme a attaqué trois policiers municipaux, devant le centre de collecte, a précisé à l’AFP l’adjoint à la sécurité et à la police municipale, Yannick Ohanessian. 

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Clemence FOURNIVAL)

« A ma connaissance et à la connaissance du maire, il n’y a pas eu de revendications », a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin présent à Marseille samedi matin pour l’inauguration du futur commissariat des 13e et 14e arrondissements.

L’agresseur est un « individu manifestement violent », qui continuait « d’être agressif », a poursuivi le ministre interrogé sur le site de ce futur commissariat dans les quartiers nord de la ville.

Les collègues du policier touché ont « d’abord riposté avec leurs armes non létales, puis l’un des policiers a riposté avec son arme létale », blessant mortellement l’agresseur, a précisé M. Ohanessian.

De source syndicale policière, les collègues du policier visé auraient d’abord utilisé un pistolet à impulsion électrique, puis un lanceur de balles de défense, avant qu’un d’entre eux utilise finalement son arme de service. De même source, l’assaillant était armé d’un couteau en céramique avec une lame d’une vingtaine de centimètres. 

A la mi-journée, des traces de sang étaient encore visibles sur le pavé près de l’hôtel de ville, derrière un cordon de sécurité dressé par les enquêteurs. Le corps de l’homme, recouvert d’un drap blanc, avait été emporté en fin de matinée.

Selon le ministre de l’Intérieur, « l’agresseur est français »: « Pour l’instant, à ma connaissance, il n’est pas connu des services de police et il n’aurait pas d’antécédents judiciaires ».

– « Faire taire les rumeurs » –

Déterminée à « faire taire les rumeurs », la procureure de la République de Marseille a répété à l’AFP que « l’individu est français », même s’il est né à Djibouti, et qu' »il n’est pas du tout d’origine russe ». « Agé de 58 ans, il n’est pas connu sur le plan judiciaire et l’enquête est en cours, confiée à la police judiciaire, pour déterminer sa motivation », a ajouté Dominique Laurens.  

Présent samedi matin aux côtés de M. Darmanin, le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, a précisé que l’agresseur s’en était pris « à plusieurs reprises » au policier blessé et que les policiers municipaux visés avaient procédé à « plusieurs sommations » avant de faire usage de leurs armes.

En attendant les conclusions de l’enquête, M. Payan a tenu à souligner « le geste très courageux » du policier qui a défendu son collègue: « Je ne sais pas ce qui ce serait passé, probablement, peut-être le pire ». 

De source syndicale policière, le policier blessé aurait notamment une entaille de cinq cm à une main. Il a été transféré à l’hôpital de la Timone, et ses deux collègues, « extrêmement choqués », ont eux été amenés aux urgences psychiatriques, a précisé M. Ohanessian.

« A part le choc, il va bien », a insisté M. Darmanin au sujet du policier blessé.

Le 14 février, gare du Nord à Paris, un autre homme avait été tué, par deux policiers de la brigade des réseaux franciliens, après qu’il les avait menacés avec un couteau frappé sur sa lame du slogan anti-police « All Cops Are Bastards » (NDLR: « tous les flics sont des bâtards »).

Le dernier policier mort en service en France est le brigadier Eric Masson, tué par balles sur un point de vente de stupéfiants à Avignon le 5 mai 2021.

La dernière attaque au couteau mortelle d’un fonctionnaire de police remonte elle au 23 avril 2021, quand une agente administrative du commissariat de Rambouillet (Yvelines) a été poignardée par un ressortissant tunisien de 36 ans.

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