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Mort de Jeremie Cohen: deux jeunes hommes présentés à un juge pour « violences »

Deux hommes vont être présentés à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen, notamment pour "violences volontaires", après la mort de Jeremie Cohen, ce jeune de confession juive mortellement percuté en février par un tramway après avoir...

Une personne passe devant un tramway à Bobigny le 6 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Thomas COEX)

Deux hommes vont être présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, notamment pour « violences volontaires », après la mort de Jeremie Cohen, ce jeune de confession juive mortellement percuté en février par un tramway après avoir été frappé, a annoncé jeudi le parquet de Bobigny.

Les deux hommes, âgés de 27 et 23 ans, s’étaient présentés spontanément à la police mardi et avaient été placés en garde à vue, a ajouté dans un communiqué le parquet, qui a requis leur placement en détention provisoire.

Les déclarations des deux suspects pendant leur garde à vue, notamment sur la « chronologie des événements », suggèrent que « les violences seraient à mettre en lien avec le comportement de la victime », a précisé le parquet, sans donner plus de détails.

A ce stade de l’enquête, « il n’existe toujours aucun élément objectif permettant de caractériser un motif discriminatoire, en particulier antisémite, à l’origine des violences », a précisé le procureur de Bobigny Eric Mathais.

Le mercredi 16 février vers 20h00, Jeremie Cohen, 31 ans et porteur d’un handicap léger, traversait les voies ferrées quand il a été percuté par le tramway à Bobigny (Seine-Saint-Denis), juste après avoir été frappé par plusieurs jeunes.

En arrêt cardiorespiratoire et victime d’un traumatisme crânien, il est décédé à l’hôpital peu après minuit.

Quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, l’affaire a pris une dimension politique lorsque le candidat d’extrême droite Eric Zemmour s’est demandé si le jeune homme était « mort parce que juif ».

Marine Le Pen a pour sa part évoqué un « acte criminel » qui « pourrait être un meurtre antisémite ».

Face à l’avalanche de réactions politiques, le procureur de Bobigny avait pris la parole la semaine dernière pour indiquer que l’enquête, ouverte pour « violences volontaires en réunion », ne « permettait pas à ce stade d’établir de « motifs discriminatoires » dans la mort du jeune homme.

Lors d’une conférence de presse, la famille du jeune homme avait elle aussi appelé à « rester prudent » face à l’hypothèse d’un mobile antisémite.

we/pa/sp    

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