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Nerveuse, Wall Street baisse avant la décision de la Fed

La Bourse de New York fléchissait mercredi avant un resserrement monétaire attendu de la part de la Banque centrale américaine (Fed) pour lutter contre l'inflation, les valeurs...

Le siège du Nasdaq à Times Square (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Michael M. Santiago)

La Bourse de New York fléchissait mercredi avant un resserrement monétaire attendu de la part de la Banque centrale américaine (Fed) pour lutter contre l’inflation, les valeurs technologiques du Nasdaq menant la baisse.

Le Dow Jones cédait 0,03%, le Nasdaq lâchait 0,91% et le S&P 500 perdait 0,26% dans un marché nerveux.

Mardi, dans l’attente que la Fed décide très vraisemblablement de relever les taux d’intérêt d’un demi-point de pourcentage, les indices avaient conclu en modeste hausse.

Le Dow Jones avait grappillé 0,20% à 33.128,79 points, le Nasdaq avait pris 0,22% à 12.563,76 points et le S&P 500 de 0,48% à 4.175,48 points.

A 18H00 GMT, la Fed annoncera sa décision sur les taux directeur, probablement le tour de vis le plus sévère depuis plus de 20 ans, mais aussi son plan pour réduire son bilan de 95 milliards de dollars par mois.

Le président de la Fed, Jerome Powell, qui s’exprimera en conférence de presse à 18H30 GMT, « devrait aussi approuver la probabilité d’une autre hausse agressive des taux lors de la réunion du Comité monétaire de juin », prévenait Patrick O’Hare de Briefing. 

« La grande inconnue à ce stade est de savoir si le patron de la Fed sera favorable à une hausse des taux de 75 points de base dès juin, ce qui est presque déjà totalement pris en compte par le marché à terme des fonds fédéraux », ajoutait l’analyste.

Les rendements obligataires, qui ont grimpé ces derniers temps face à la perspective d’un resserrement monétaire plus sévère, restaient tendus. 

Les taux sur les bons du Trésor à 10 ans touchaient à nouveau, pour la deuxième fois cette semaine, le seuil des 3%, une première en quatre ans.

L’indice VIX qui mesure la volatilité du marché demeurait autour de 30 points, un niveau élevé.

« Les marchés sont volatiles face à ce chaudron de préoccupations qui comprend l’inflation, le degré d’agressivité de la Fed qui a besoin de la dompter et comment tout cela va affecter la croissance et la chaîne d’approvisionnement », commentait Art Hogan de National Security.

En prélude aux chiffres officiels de l’emploi américain pour avril qui seront publiés vendredi, l’enquête ADP sur le secteur privé a déçu: les entreprises du secteur privé ont créé 247.000 emplois, un chiffre nettement inférieur aux attentes des analystes (390.000).

« La reprise du marché du travail a montré des signes de ralentissement en avril alors que l’économie s’est approchée du plein emploi », a commenté Nela Richardson, économiste en chef d’ADP.

Le taux de chomage à 3,6% en mars devrait rester stable en avril, selon les analystes de Briefing.com.

Le département du Commerce a par ailleurs annoncé un déficit commercial record en mars en raison d’une demande domestique soutenue, qui a provoqué un bond des importations.

La saison des résultats de sociétés a poursuivi son cours et « la bonne nouvelle est que dans l’ensemble ce ne sont pas les résultats qui mènent la correction » du marché boursier, s’est félicité Art Hogan.

La plateforme de location d’hébergement Airbnb voyait son titre bondir de 8% à 156 dollars. Elle a relevé ses prévisions de ventes pour le deuxième trimestre et est parvenue à réduire fortement sa perte au premier.

Starbucks aussi grimpait de 7% à 79 dollars. Le géant américain des cafés est parvenu à compenser le fort ralentissement de son activité en Chine au premier trimestre par un coup de rein aux Etats-Unis, où il veut accroître le développement de points de vente « drive-in », où les clients sont servis dans leur véhicule.

Le titre du fabricant du vaccin anti-Covid, Moderna, avançait de 0,84% à 147 dollars. Le laboratoire a annoncé un bénéfice trimestriel plus important que prévu avec des ventes de 5,93 milliards de dollars pour son vaccin anti-Covid, son unique produit.

Uber, le loueur de voitures avec chauffeur et spécialiste des livraisons de repas, plongeait de plus de 9% à 26,80 dollars malgré un doublement de son chiffre d’affaires au premier trimestre, aidé par une hausse de ses tarifs. Uber reste toujours en perte mais mise sur une poursuite de la croissance au 2e trimestre.

Le titre était aussi entraîné par la chute de l’action de son rival Lyft qui plongeait de 33% à 20 dollars. Le groupe a enregistré une perte plus importante que prévu au 1er trimestre et indiqué qu’il devait investir davantage pour dynamiser sa flotte de chauffeurs.

Nasdaq

vmt/cco

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