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Piqûres en soirée: deux hommes en détention à Toulon, des seringues retrouvées

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon, des seringues et médicaments injectables retrouvés chez l'un deux, suite à la plainte d'une jeune femme disant avoir été victime d'une piqûre en boîte...

Deux hommes mis en examen et écroués à Toulon, des seringues et médicaments injectables retrouvés chez l'un deux, suite à la plainte d'une jeune femme disant avoir été victime d'une piqûre en boîte de nuit (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Sebastien SALOM-GOMIS)

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon, des seringues et médicaments injectables retrouvés chez l’un deux, suite à la plainte d’une jeune femme disant avoir été victime d’une piqûre en boîte de nuit, a indiqué lundi le procureur.

Les deux hommes, de nationalité turque, « contestent tous les deux les faits », a ajouté le procureur de la République de Toulon Samuel Finielz, confirmant une information de Var-matin.

L’enquête avait été ouverte par le commissariat de Sanary-sur-Mer (Var) après la plainte d’une jeune femme, née en 1997, assurant avoir été victime, dans la nuit du 10 au 11 juin, dans une boîte de nuit de Six-Fours-Les-Plages (Var) d’une piqûre au coude. Elle avait dénoncé deux individus.

L’exploitation des bandes de vidéo-surveillance de la boite de nuit a « permis de repérer les agissements de deux personnes conformes à ce que décrivait la victime », a précisé le procureur de Toulon. 

Des officiers de police judiciaire ont ensuite fait des surveillances dans l’établissement, jusqu’à repérer un des deux suspects, interpellé et placé en garde à vue samedi.

Chez le second suspect, interpellé dimanche grâce à ses échanges téléphoniques avec le premier, les enquêteurs ont trouvé quatre seringues, deux aiguilles et des ampoules injectables d’un médicament délivré uniquement sur ordonnance, a indiqué le représentant du parquet, sans préciser quel était ce médicament.

Le suspect chez qui ces dispositifs médicaux ont été retrouvés a assuré qu’ils appartenaient à son épouse, infirmière. Cette dernière, qui travaille en établissement de santé, n’avait pas de raison de les détenir chez elle, selon M. Finielz.

Le parquet de Toulon a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour violences ayant entrainé une interruption temporaire de travail (ITT) de moins de 8 jours avec circonstances aggravantes (utilisation d’une arme, réunion et préméditation) et administration de substances nuisibles ayant entrainé une ITT, des faits pour lesquels les auteurs présumés encourent 7 ans de prison.

Dans un contexte national où de nombreuses plaintes ont été déposées par des personnes se disant victimes de piqûres, le procureur de Toulon a souligné que la jeune femme de Six-Fours avait subi des malaises « immédiatement après les faits et dans la semaine qui a suivi ». 

Des affections médicales confirmées par un médecin légiste, « ce qui laisse quand même à penser qu’il y a eu une administration de substances nuisibles », a poursuivi le procureur, en précisant que « cette qualification devra toutefois être confirmée par le résultat des examens toxicologiques ». 

jp/ol/dlm

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