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Plainte de la famille Paty: « l’Etat n’aura pas à rougir », selon Darmanin

Gérald Darmanin, qui a dit jeudi "comprendre" la plainte déposée mercredi contre l’administration par la famille de Samuel Paty, assassiné en octobre 2020, estime cependant que "l’État n'aura pas à...

Des collègues et proches tiennent un portrait du professeur Samuel Paty lors d'une marche blanche à Conflans-Sainte-Honorine, le 20 octobre 2020 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Bertrand GUAY)

Gérald Darmanin, qui a dit jeudi « comprendre » la plainte déposée mercredi contre l’administration par la famille de Samuel Paty, assassiné en octobre 2020, estime cependant que « l’État n’aura pas à rougir » de son action dans cette affaire.

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Léo PIERRARD)

« Il faudra et c’est normal que l’État dise tout ce qu’il a pu faire et il n’aura pas à rougir de ce qu’il a fait », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur BFMTV.

Auparavant, le ministre a répété « comprendre la volonté » de la famille « de connaître toute la vérité », tout en assurant que les autorités n’ont « rien à cacher ».

Défendant les services de renseignement, il a rappelé que l’assassin de Samuel Paty, Abdoullakh Anzorov, dont le compte Twitter avait été signalé dès l’été 2020 à la plateforme Pharos, « n’était connu par aucun service de renseignement » et qu’il s’était « autoradicalisé en quelques jours ».

Gérald Darmanin a également appelé à « ne pas se tromper de cible »: « ceux qui ont tué Samuel Paty, ce sont les islamistes radicaux ».

La plainte déposée à Paris, et dont l’AFP a eu connaissance, cible les délits de « non-empêchement de crime et de non-assistance à personne en péril » et vise « plusieurs agents du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Éducation nationale » qui ont eu à connaître directement ou indirectement de la situation de Samuel Paty.

Le professeur âgé de 47 ans avait été poignardé puis décapité par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d’origine tchétchène, tué peu après par la police.

L’homme de 18 ans, radicalisé, reprochait à l’enseignant d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la laïcité dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine. 

Il avait pris connaissance de la polémique visant le professeur quelques jours plus tôt via les réseaux sociaux où des vidéos de Brahim Chnina, père d’une collégienne qui prétendait avoir assisté au cours, et du sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, avaient été diffusées.

Pour la famille, « les agents du ministère de l’Intérieur ont failli dans l’assistance à Samuel Paty », qui « aurait dû bénéficier au minimum de la protection la plus faible », un ou deux agents, au vu de la « menace » le visant, ce qui « l’aurait sauvé ».

Dans l’enquête antiterroriste sur l’assassinat, au moins quinze personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont six collégiens, le père de l’adolescente et M. Sefrioui. Les investigations pourraient être clôturées d’ici la fin 2022, selon une source proche du dossier.

alh/lbx/gvy

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