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Plusieurs milliers de manifestants contre le racisme en France

"Le racisme est un virus, stoppez-le": plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans plusieurs autres villes contre le...

Manifestation nationale contre le racisme à l'appel d'un collectif d'associations, de syndicats et de partis, le 19 mars 2022 à Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Christophe ARCHAMBAULT)

« Le racisme est un virus, stoppez-le »: plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans plusieurs autres villes contre le racisme et les violences policières.

Manifestation nationale contre le racisme à l’appel d’un collectif d’associations, de syndicats et de partis, le 19 mars 2022 à Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Christophe ARCHAMBAULT)

Réunis place du Châtelet, les manifestants parisiens (2.100 selon le ministère de l’Intérieur, entre 8 et 10.000 pour les organisateurs) se sont élancés en direction de la place Stalingrad derrière deux banderoles proclamant « stop aux crimes d’Etat » et « d’où que l’on vienne, où que l’on soit né, notre pays s’appelle Solidarité ».

(Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Lise BOLLOT)

Onze autres actions ont été recensées en France par la place Beauvau, qui a dénombré 1.400 personnes dans leurs rangs.

Les manifestants répondaient à l’appel du « Réseau d’entraide Vérité et Justice » et de la « Campagne antiracisme et solidarité » qui réunit diverses organisations, dont Attac, Droit au logement, le Mouvement national lycéen (MNL) ou des syndicats comme la FSU et Solidaires.

La mobilisation – à l’occasion de la journée mondiale contre le racisme et de celle également en mars contre les violences policières -, vise à « réaffirmer nos valeurs d’antiracisme et d’égalité des droits », a expliqué à l’AFP dans le cortège parisien Cybèle David, secrétaire nationale de Solidaires, citant parmi les revendications la régularisation des sans-papiers.

« Ce que l’on demande c’est que ce ne soit plus admissible en 2022, à l’heure où on est en pleine élection présidentielle, qu’on stigmatise étrangers et étrangères, alors qu’à l’heure actuelle, la guerre en Ukraine démontre qu’on est capables d’accueillir des réfugiés », a aussi affirmé Raji Aletcheredji, secrétaire fédéral de Solidaires étudiants.

A Paris, des proches de victimes de violences policières étaient réunis derrière la banderole du « Réseau d’entraide » avec des t-shirts pour « Lamine », « Sabri », « Ibrahima » ou encore « Cédric ».

Certains ont pris la parole pour raconter leur histoire, comme la soeur de Lamine, mort en 2007 « par clé d’étranglement et plaquage ventral », ou ce père ingénieur, qui a relaté son combat pour la vérité après la mort de son fils de 19 ans « tué d’une balle en plein coeur lors d’un banal contrôle routier » à Marseille en 2021.

« L’extrême-droite monte énormément, donc il est important de montrer notre détermination par rapport à ça », a affirmé à l’AFP Paul, étudiant en histoire de 20 ans.

Non loin de là, Arnaud Benoist (Solidaires) a aussi jugé important, à l’approche de la présidentielle, de rappeler que les forces syndicales « sont présentes pour lutter contre l’extrême droite ».

Quant à Tidiane, membre d’un collectif de sans-papiers parisien, il a expliqué vouloir « faire savoir au monde que le racisme n’a pas sa place » et doit être « éradiqué ».

Le cortège parisien, organisé chaque année à la mi-mars, est resté bloqué un moment, les manifestants protestant contre l’important dispositif mis en place par les forces de l’ordre.

chl-tll/bfa/cbn

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