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Présidentielle: crise en Ukraine et « convois » antipass percutent la campagne

Le quasi candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a été mis au défi sur deux fronts samedi: il a répété à Vladimir Poutine la "détermination à réagir" des Occidentaux face à une éventuelle attaque de l'Ukraine, et a vu les "convois" anti-pass entrer dans Paris pour protester contre...

Un dessin scotché sur une voiture samedi sur les Champs-Elysées (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Sameer Al-DOUMY)

Le quasi candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a été mis au défi sur deux fronts samedi: il a répété à Vladimir Poutine la « détermination à réagir » des Occidentaux face à une éventuelle attaque de l’Ukraine, et a vu les « convois » anti-pass entrer dans Paris pour protester contre la gestion sanitaire du Covid-19 et la hausse des prix.

Des manifestants sur l’avenue des Champs-Elysées samedi à Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Sameer Al-DOUMY)

Le président sortant s’est entretenu par téléphone pendant une heure et quarante minutes samedi midi avec Vladimir Poutine, alors que Washington parle d’invasion imminente de l’Ukraine par les troupes russes. « Nous voulons maintenir une position coordonnée unie et robuste, avec la perspective de sanctions contre la Russie si d’aventure il y avait une attaque », a expliqué la présidence française.

Autre terrain d’inquiétude pour le chef de l’État, qui avait appelé dès vendredi « au plus grand calme »: les milliers de manifestants qui ont convergé, avant Bruxelles, vers Paris dans ce qu’ils ont nommé les « convois de la liberté », afin de protester contre le pass vaccinal et la hausse des prix, malgré l’interdiction par la préfecture de police.

Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes samedi en début d’après midi pour disperser des manifestants sur les Champs-Élysées, où des blindés de la gendarmerie ont été déployés pour la première fois dans la capitale depuis fin 2018 et les manifestations des « gilets jaunes ».

De quoi alimenter les attaques de certains prétendants à l’Élysée qui n’ont pas manqué de souligner le parallèle avec l’un des moments les plus délicats de son quinquennat.

Il « commence sa campagne avec des blindés », a ainsi critiqué la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen, depuis un marché de Toulon. « Ca ressemble en fait à son mandat, un mandat de chaos, de désordre et de conflit, un mandat de division des Français », a-t-elle ajouté.

A gauche, le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon Adrien Quatennens a estimé, dans La Dépêche, que l’exécutif avait fait « une erreur de diagnostic de croire que les +gilets jaunes+ étaient rentrés à la maison ». Pour le député du Nord, « l’essentiel des participants (aux convois) n’est pas contre le vaccin mais contre les mesures liberticides et pour l’augmentation du pouvoir d’achat ».

– Assèchement –

Mais le patron du Modem François Bayrou, allié d’Emmanuel Macron, a estimé sur France Inter qu’il s’agissait « d’un mouvement +de sécession+ d’une partie du pays, qui ne comprend pas, ne se retrouve pas et a un désir de révolte ».

La candidate socialiste et maire de Paris Anne Hidalgo a, elle, prôné « la fermeté » et « l’ordre » dans la capitale.

Pour sa part la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, qui a tenu meeting à la Mutualité de Paris, s’est « réjouie » des « convois de la liberté », mais s’est également adressée aux « travailleurs » pour les détourner du vote pour les « Dupont et Dupond de l’extrême droite », Marine Le Pen et Eric Zemmour.

Ce dernier a réuni plus de 3.000 personnes dans la petite ville de Saulieu (Côté d’Or), où il a renvoyé dos à dos Emmanuel Macron et la candidate Les Républicains Valérie Pécresse, « deux robots de la technocratie française ». Le nom de la seconde, qui n’est « pas de droite » aux yeux d’Éric Zemmour, a été copieusement hué.

Valérie Pécresse tentera de relancer sa campagne dimanche après-midi lors de son premier grand meeting au Zénith de Paris où sont attendus plusieurs milliers de personnes.

Elle sort d’une semaine difficile où plusieurs anciens sarkozystes, dont le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Éric Woerth et la maire de Calais Natacha Bouchart, ont apporté leur soutien à Emmanuel Macron.

Au même moment, Jean-Luc Mélenchon, en tête d’une gauche éparpillée en cinq candidatures principales, entend réunir 6.000 soutiens à Montpellier.

Sa concurrente l’ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira, vainqueure de la primaire populaire mais créditée d’un maximum de 5% dans les sondages, a continué de prôner l’union, samedi dans son meeting à Créteil devant quelques centaines de personnes, surtout des jeunes. « Nous avons de la peine quand nous voyons le spectacle actuel, cette gauche qui ne critique que la gauche », a-t-elle lancé.

Dans la matinée, l’animaliste Hélène Thouy a, en remplissant symboliquement un cercueil de bulletins de vote, dénoncé devant le siège de l’Association des maires de France à Paris « l’assèchement » des parrainages, demandant le respect du « pluralisme » des candidatures.

bur-bap/ib/lum

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