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Procès Wendel: l’avocat d’Ernest-Antoine Seillière réclame sa relaxe

Dénonçant des réquisitions d'une "immense violence", l'avocat de l'ancien président du Medef Ernest-Antoine Seillière a réclamé la relaxe jeudi soir, au procès pour fraude fiscale des anciens dirigeants et...

Ernest-Antoine Seillière lors d'une assemblée générale des actionnaires de Wendel, le 9 juin 2008 à Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

Dénonçant des réquisitions d’une « immense violence », l’avocat de l’ancien président du Medef Ernest-Antoine Seillière a réclamé la relaxe jeudi soir, au procès pour fraude fiscale des anciens dirigeants et cadres de la société d’investissement Wendel.

Le parquet national financier (PNF) a requis mardi soir quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, ainsi que 37.500 euros d’amende et une interdiction professionnelle de trois ans à l’encontre de celui qui a aussi été patron des patrons européens.

« Il a été proposé une forme de mort professionnelle et sociale pour l’ensemble des prévenus », a lancé au début de sa plaidoirie Me Eric Dezeuze.

« Voici quelqu’un qui a représenté la France, les entreprises françaises, dans le monde, en Europe, qui a toujours senti que servir l’entreprise c’était servir la France. (…) Face à tout cela, un seul mot: prison », a fustigé l’avocat.

Ernest-Antoine Seillière, 84 ans, est jugé depuis le 17 janvier à Paris aux côtés de treize autres personnes, soupçonnées d’avoir participé en mai 2007 à un montage frauduleux visant à éluder l’imposition sur un total de 315 millions d’euros de plus-values, issues d’un programme d’intéressement au sein de Wendel.

Se succédant à la barre, les avocats de la défense ont tous plaidé la relaxe, répétant que les prévenus n’avaient jamais eu « l’intention » ni la « conscience » de commettre une fraude fiscale.

Ils ont critiqué le « raisonnement rétrospectif » de l’accusation, soutenant que l’opération litigieuse, baptisée Solfur, était conforme à « l’état du droit » à l’époque: les cadres étaient alors « convaincus » de respecter la loi, s’appuyant en outre sur l’imprimatur d’un prestigieux cabinet d’avocats fiscalistes.

Le ministère public a requis la peine la plus lourde contre celui qui était alors président du directoire de Wendel, Jean-Bernard Lafonta, 60 ans: cinq ans d’emprisonnement dont trois ans ferme.

Principal bénéficiaire avec 116 millions d’euros, M. Lafonta est soupçonné d’avoir « piloté » et « imposé » le montage à ses cadres, ce qu’il a contesté vivement à la barre.

Son avocat pourrait plaider jeudi dans la soirée.

Des peines allant d’un an de prison avec sursis à deux ans ferme ont été demandées pour onze cadres, anciens et actuels, de Wendel et un ex-avocat fiscaliste, avec pour chacun la même amende de 37.500 euros et des interdictions professionnelles allant de un à trois ans.

alv/aco/cbn

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