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Rebond des marchés mondiaux, rassurés par les sanctions limitées contre la Russie

Les Bourses mondiales ont progressé fortement vendredi, les investisseurs jugeant limitées les sanctions contre la Russie et voyant positivement l'ouverture de Vladimir...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris, à La Défense, le 21 novembre 2019 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

Les Bourses mondiales ont progressé fortement vendredi, les investisseurs jugeant limitées les sanctions contre la Russie et voyant positivement l’ouverture de Vladimir Poutine à des négociations. 

Puits de pétrole à Bakou, le 19 mars 2019 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Mladen ANTONOV)

Après avoir perdu autour de 4% jeudi, les places européennes ont effacé une grande partie de leurs lourdes pertes de la veille: Paris a rebondi de 3,55%, Londres de 3,91%, Francfort de 3,67%, Milan de 3,59% et l’indice européen de référence l’Eurostoxx 50 de 3,69%.

Carte montrant les cours des principales bourses européennes à leur clôture le 25 février (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Sylvie HUSSON)

Après avoir perdu plus de 30% jeudi, la Bourse russe est remontée de plus de 25%.

Un tableau d’indices boursiers à la Bourse de Francfort, le 24 février 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Daniel ROLAND)

A Wall Steert, le Dow Jones a progressé de 2,51%, l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a pris 1,64%, et l’indice élargi S&P 500, 2,24%.

Manifestation contre l’invasion russe en Ukraine et pour bannir la Russie du système bancaire Swift, le 25 février 2022 à Rome (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Filippo MONTEFORTE)

Les forces ukrainiennes combattaient des militaires russes dans la capitale Kiev vendredi, au deuxième jour d’une invasion déclenchée par Vladimir Poutine qui, faisant fi des sanctions occidentales, a appelé l’armée ukrainienne à prendre le pouvoir.

Jeudi, les marchés ont surtout eu peur des possibles sanctions économiques contre la Russie, mais pour l’instant, le pays n’a pas été exclu du système bancaire Swift et aucune autre sanction majeure n’a été prononcée.

« La décision d’exclure l’énergie de la liste des sanctions est d’une certaine manière compréhensible, étant donné l’impact économique mondial que cela pourrait avoir », explique Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Les marchés saluaient également les prémices d’une éventuelle discussion entre la Russie et l’Ukraine. Vladimir Poutine serait en effet prêt à envoyer une délégation à Minsk, au Bélarus, pour des pourparlers avec l’Ukraine, selon les agences russes, chose systématiquement refusée par le Kremlin jusqu’ici. 

« Cela semble très étrange, compte tenu des commentaires de Poutine cette semaine, mais cela n’a pas empêché les marchés d’espérer qu’il y ait quelque chose là-dedans », ajoute l’expert.

Peu après, Vladimir Poutine a néanmoins appelé l’armée ukrainienne à « prendre le pouvoir » à Kiev et a qualifié le président ukrainien et son entourage de « néonazis » et de « drogués ».

Aux Etats-Unis, les investisseurs ont aussi été plutôt encouragés par quelques bons indicateurs macroéconomiques américains, notamment les commandes de biens durables supérieures aux attentes en janvier et une hausse de la consommation des ménages également au-dessus des prévisions.

« On ne peut pas vraiment prédire ce qui va se passer en Ukraine », a commenté Tom Martin, de Global Investments, « mais on peut voir ce qui se passe dans l’économie (américaine). Et c’est toujours plutôt bon. »

« C’est un joli rebond, mais je continue à penser que tant qu’il n’y aura pas de vraie clarté sur ce que va faire la Russie en Ukraine, il faut rester optimiste, mais prudent », a conclu Peter Cardillo.

Les matières premières en repli

Les cours du pétrole sont repartis nettement à la baisse.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a conclu en baisse de 1,16% à 97,93 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril a perdu 1,31% à 91,59 dollars.

Le blé (-8,45%) et le gaz naturel européen (-31%) redescendaient de leurs pics de jeudi. 

La Russie et l’Ukraine sont des pays essentiels pour l’approvisionnement en pétrole, gaz, blé et autres matières premières cruciales.

Minières, banques et compagnies aériennes rebondissent

Plombées jeudi, les minières reprenaient des couleurs: Evraz, qui a annoncé un bénéfice annuel plus que triplé en 2021 s’est envolé de 19,53%, Polymetal de 17% à Londres et ArcelorMittal a pris 10,05% à Paris. 

A Francfort, Deutsche Bank a repris 5,49% et Commerzbank 8,82%. A Paris, BNP Paribas a bondi de 3,01%, Société Générale de 4,23%, et à Milan Unicredit a regagné 3,81%.

Du côté de l’aérien, Fraport a avancé de 5,19% Lufthansa de 6,49% MTU Aero Engines de 7,73%, Air France de 7,55%, Airbus de 6,43% et IAG, maison mère de British Airways et Iberia, de 4,83%.

Du côté des devises

L’euro remontait de 0,71% face au dollar à 1,1272 dollar, après avoir touché un plus bas depuis juin 2020 la veille. 

Le bitcoin progressait de 1,35%, à 39.025 dollars.

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