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Un militant anti-Linky condamné à du sursis pour le vol de 92 concentrateurs

Un militant anti-Linky a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis en correctionnelle à Rennes pour le vol avec dégradation de 92 concentrateurs permettant...

Un militant anti-Linky a été condamné à six mois de prison avec sursis pour le vol avec dégradation de 92 concentrateurs permettant le fonctionnement de ces compteurs communicants (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - DAMIEN MEYER)

Un militant anti-Linky a été condamné lundi à six mois de prison avec sursis en correctionnelle à Rennes pour le vol avec dégradation de 92 concentrateurs permettant le fonctionnement de ces compteurs communicants.

Le tribunal correctionnel a assorti cette condamnation, conforme aux réquisitions, de la confiscation de la voiture du prévenu et d’autres biens placés sous scellés.

Christophe M., ex-informaticien de 58 ans, a également été condamné à verser 47.165,70 euros au gestionnaire du réseau d’électricité Enedis, en réparation de son préjudice financier, ainsi qu’un euro de préjudice moral.

Cet habitant de Pont-Péan, au sud de Rennes, avait comparu vendredi pour le vol avec destruction ou dégradation de ces 92 concentrateurs en 2020, dans toute la Bretagne. Ces boîtiers permettent à la cinquantaine de compteurs Linky auxquels ils sont raccordés de transmettre leurs relevés à Enedis. Mais ils sont accusés par les personnes électrosensibles d’émettre des ondes nuisibles.

« Si j’en suis arrivé à cette extrémité, c’est pour une raison de survie », avait déclaré Christophe M. à la barre, en invoquant la « légitime défense » et « une action de résistance face à une espèce de déni et d’oppression sur la vie. »

« Ce n’est pas le Jean Moulin des ondes basses fréquences, ce n’est pas le martyr de la cause », avait rétorqué le représentant du ministère public, en requérant 6 mois de prison avec sursis.

Contacté par l’AFP, l’avocat du prévenu, Jérôme Bouquet-Elkaïm, a annoncé que son client allait faire appel de sa condamnation.

« On s’attendait à une décision plus clémente parce qu’on a mis le doigt sur une vraie problématique », à savoir la situation des personnes atteintes d’électrohypersensibilité (EHS), a expliqué l’avocat.

En mars 2018, l’agence sanitaire Anses a reconnu que les électrosensibles souffraient et que cette souffrance devait être prise en charge, tout en ajoutant qu' »aucune preuve expérimentale solide » ne permettait pour l’heure « d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant EHS ».

aag/lg/sp

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