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Voter pour « son camp »: Nathalie Arthaud bat le rappel des « travailleurs »

"De l’argent il y en a, dans les caisses du patronat", a scandé dimanche la salle du Zénith de Paris, où la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a appelé les "travailleurs" à la...

Nathalie Arthaud lors d'un meeting au Zénith à Paris le 3 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Sameer Al-DOUMY)

« De l’argent il y en a, dans les caisses du patronat », a scandé dimanche la salle du Zénith de Paris, où la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a appelé les « travailleurs » à la mobilisation, y compris au-delà de la présidentielle.

Nathalie Arthaud lors d’un meeting au Zénith à Paris le 3 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Sameer Al-DOUMY)

« Tout au long de cette campagne, mes intervieweurs m’ont demandé ce que je faisais dans cette élection, étant donné que les sondages me donnent moins de 1%, mais aussi parce que j’assume ne pas chercher à être présidente de la République », a lancé, bravache, la candidate devant quelque 3.500 personnes selon les organisateurs.

Nathalie Arthaud lors d’un meeting au Zénith à Paris le 3 avril 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse – Sameer Al-DOUMY)

« Je le redis à une semaine de l’élection: le bulletin de vote n’a jamais changé la vie des travailleurs, encore moins aujourd’hui, alors que la crise économique et la guerre qui s’étend font planer de nouvelles menaces partout sur la planète », a poursuivi la prétendante à l’Elysée pour la troisième fois.

« Alors pourquoi voter pour moi? Parce qu’il faut affirmer la nécessité de se battre et de renverser le capitalisme », a martelé Nathalie Arthaud, sur fond rouge marqué de son slogan, « le camp des travailleurs ».

Par vidéo, l’ancienne figure de LO Arlette Laguiller, six fois candidate à la présidentielle, a aussi exhorté les militants à « ne pas brider (leur) révolte et ne pas renoncer à (leurs) idéaux ».

Au bout de ce dernier week-end nourri en meetings avant le premier tour, le porte-parole de LO et ouvrier Jean-Pierre Mercier a aussi jugé sur la scène que « les grandes messes électorales ne sont qu’un épiphénomène dérisoire dans la marche de ce monde qui court vers le chaos ». Il a souligné que « le combat contre les capitalistes » se mène au quotidien, au-delà de l’élection.

« En réalité notre avenir ne dépend pas » des responsables politiques « mais de l’évolution des rapports de forces militaires et économiques », a abondé Nathalie Arthaud, pour qui « nous basculons dans une période d’instabilité » où « plus que jamais », ce sera « leurs profits ou nos conditions de vie ». 

– Contre un « vote de résignation » –

Elle a dénoncé « la grande marche arrière » promise par Emmanuel Macron, qui veut lors d’un deuxième mandat repousser l’âge de la retraite à 65 ans ou conditionner le RSA à des heures d’activité. 

La candidate trotskiste, professeure d’économie, a défendu sa mesure phare d’un salaire minimum de 2.000 euros net par mois pour tous les travailleurs y compris « les personnes handicapées », surtout en cette période où la guerre en Ukraine « a déjà de lourdes répercussions sur le prix de l’énergie, du gaz, du pétrole, du blé ».

Alors que « la menace se rapproche » parce que « le capitalisme et la guerre sont indissociables », elle a rappelé sa foi en « l’internationalisme », s’opposant au réarmement des Etats et aux politiques migratoires menées qui transforment « l’Europe en forteresse ». 

Sa candidature a pour « perspective » l’expropriation de « la classe capitaliste », et la prise du pouvoir par « les travailleurs » et « le communisme ».

Nathalie Arthaud a fait un appel du pied à ceux tentés par l’extrême droite: « Le Pen veut le vote des travailleurs, mais elle les veut dociles, soumis, aux ordres » et avec Eric Zemmour, ils sont « exactement pareils, tels des frères Bogdanoff de la politique ».

Et d’avertir: « Le vote d’extrême droite, dans les classes populaires, c’est un vote de résignation » mais « les travailleurs qui voteraient Le Pen ou Zemmour pour écarter Macron se tireraient une balle dans le pied » car « l’extrême droite a toujours roulé pour le grand patronat ».

Elle a aussi écarté l’idée d’un « vote utile à gauche »: « cela peut faire du mal car le monde du travail se réveille toujours de ses illusions électoralistes avec la gueule de bois ».

Et a tendu la main à ceux tentés par l’abstention: « ne restez pas seuls avec votre colère ».

Il faut plutôt « faire un vote militant, un vote pour montrer son camp », a prescrit Nathalie Arthaud à sept jours du premier tour.

jnb/reb/ib/cbn

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