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Wall Street cherche un souffle, aidée par les déclarations de Poutine

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé en début de séance vendredi, tentant de finir la semaine sur une note positive grâce aux déclarations jugées encourageantes du président russe Vladimir Poutine et un...

Des opérateurs de la Bourse de New York, le 28 février 2022 (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - SPENCER PLATT)

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé en début de séance vendredi, tentant de finir la semaine sur une note positive grâce aux déclarations jugées encourageantes du président russe Vladimir Poutine et un mouvement de rachats à l’approche du week-end.

Vers 15H00 GMT, le Dow Jones évoluait en hausse de 0,61%, l’indice Nasdaq, cédait 0,06% et l’indice élargi S&P 500, prenait 0,27%.

Le chef de l’Etat russe a évoqué vendredi des « avancées positives » dans les pourparlers avec l’Ukraine pour mettre fin au conflit, sans toutefois en dire plus.

Sur le terrain, en l’absence de cessez-le-feu, l’armée russe, arrivée au portes de Kiev, maintenait le siège de plusieurs grandes villes.

« Aux niveaux actuels du marché, il n’en faut pas beaucoup au rayon bonnes nouvelles pour changer l’humeur rapidement », a observé Art Hogan, de National Security. « Et c’est ce qui se passe aujourd’hui. »

« Ce marché crédule, ou des algorithmes implacables, semble prêt à voir dans les propos de Poutine (…) une voie de sortie », a commenté, dans une note, Patrick O’Hare, de Briefing.com.

« Le marché reste sur quatre semaines consécutives de baisse et pourrait voir un petit rebond vendredi », anticipe Art Hogan.

A la veille du week-end, susceptible de connaître de nouveaux développements dans la crise ukrainienne alors que les marchés seront fermés, les opérateurs qui jouent à la baisse depuis plusieurs jours pourraient être amenés à couvrir leurs positions par précaution et amorcer ainsi une vague de rachats, a expliqué l’analyste.

« Cela pourrait faire pression à la hausse sur les indices », a-t-il annoncé.

Malgré les soubresauts qu’a connu Wall Street, et l’ensemble des marchés mondiaux, depuis deux semaines, les grands indices de Wall Street étaient proches, vendredi, de leurs niveaux du 23 février, à la veille du début de l’invasion de l’Ukraine.

L’indice de volatilité VIX, qui mesure la nervosité du marché, s’est replié brièvement vendredi à son plus bas niveau depuis près de deux semaines.

A la cote, le constructeur de véhicules électriques Rivian dérapait (-2,48% à 40,14 dollars) après avoir annoncé jeudi, après Bourse, qu’il ne prévoyait de produire que 25.000 exemplaires de ses modèles, alors que les analystes anticipaient 40.000.

Le groupe de logiciels et d’informatique à distance (cloud) Oracle était sanctionné (-2,15 à 75,00 dollars) après la publication, jeudi après Bourse, d’un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, et malgré des prévisions de croissance encourageantes. 

Une nouvelle journée difficile s’annonçait pour les valeurs chinoises cotées à Wall Street, en particulier pour Yum China (-8,04% à 40,79 dollars), le groupe qui contrôle les restaurants KFC, Taco Bell et Pizza Hut en Chine.

Jeudi, le régulateur américain des marchés (SEC) a mis en demeure plusieurs entreprises chinoises, dont Yum China, de se mettre en conformité avec de nouvelles obligations comptables légales, faute de quoi elles pourraient être radiées de la cote d’ici 2024.

Aucun des 248 groupes chinois cotés à New York ne s’est conformé, pour l’instant, à ces obligations. Les géants chinois du commerce électronique Alibaba (-3,98%), JD.com (-4,65%) ou Pinduoduo (-4,39%) subissaient vendredi le contrecoup de la première salve du régulateur.

Nasdaq

tu/spi

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