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Wall Street finit la semaine en hausse, moins anxieuse d’une récession et de l’inflation

La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, moins anxieuse à l'idée d'un ralentissement économique et sensible à la perspective d'une possible décélération de l'inflation, ce qui pourrait relancer les...

La station de métro Wall Street, à New York (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Angela Weiss)

La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, moins anxieuse à l’idée d’un ralentissement économique et sensible à la perspective d’une possible décélération de l’inflation, ce qui pourrait relancer les actions d’ici à la saison des résultats.

Le Dow Jones a progressé de 2,68%, à 31.500,68 points, l’indice Nasdaq, de 3,34%, 11.607,62 points, et l’indice élargi S&P 500, de 3,07%, à 3.911,74 points.

Depuis son plongeon de la semaine dernière, qui l’avait vu descendre à son plus bas niveau depuis 18 mois, le S&P 500 a regagné plus de 7%, et le Nasdaq, lui, près de 10%.

« Les actions ont monté après qu’un indicateur a montré que les anticipations d’inflation se calmaient et aussi à la suite des commentaires optimistes (du président de l’antenne de St. Louis de la Fed James) Bullard sur l’économie », a expliqué, dans une note, Edward Moya, d’Oanda.

La version finale de l’enquête de l’université du Michigan pour juin a ainsi montré que les personnes interrogées avaient légèrement revu à la baisse leurs prévisions d’inflation à un an, à 5,3% contre 5,4%.

Les anticipations dans les 5 à 10 ans sont, elles, redescendues à 3,1%, contre 3,3% précédemment.

Quant à James Bullard, le dirigeant a estimé vendredi qu’il était « un peu tôt pour débattre des probabilités de récession aux États-Unis ». « En fait, je pense que ça va passer » et qu’on évitera ce scénario, a-t-il expliqué.

À ces deux éléments, Tom Cahill, de Ventura Wealth Management, a ajouté les ventes de logements neufs en mai, qui sont ressorties bien au-dessus des attentes. « Ça fait du bien de voir un chiffre supérieur aux prévisions », a souligné l’analyste, alors que les derniers indicateurs macroéconomiques américains ont été mauvais pour la plupart.

« L’espoir que l’inflation soit à un pic et que l’économie reste solide incite les investisseurs à acheter des titres qui ont beaucoup baissé », selon Edward Moya. « Il semble que Wall Street commence à croire que même si l’économie entre en récession, ce sera bref. »

« Les ventes de logements accréditent l’idée que l’économie ne ralentit pas si fort que ça », a abondé Tom Cahill. « Les investisseurs se disent que, peut-être, la Réserve fédérale peut réussir un atterrissage en douceur. »

« L’élan de cette semaine, si proche de la saison des résultats, témoigne de l’espoir de voir des prévisions globalement positives » pour les trimestres à venir, lors des publications d’entreprises, a fait valoir, dans une note, Louis Navellier, de Navellier & Associates.

« Si cela se concrétise, on pourrait, un jour, s’apercevoir que la semaine dernière était un point bas de l’année » pour les indices, a-t-il avancé.

« Pour moi, les attentes (des analystes) sont trop élevées » pour les résultats à venir, a tempéré Tom Cahill. « Durant les deux prochains trimestres, les analystes vont commencer à les abaisser », pour tenir compte de la perte de vitesse de l’économie.

Les publications, la semaine prochaine, de Nike, de la chaîne d’articles de maison Bed Bath & Beyond ou du groupe de pharmacies Walgreens Boots Alliance, devraient donner quelques indices sur la saison à venir, qui ne démarrera pas vraiment avant mi-juillet.

Vendredi, à la cote, la direction a été donnée par les géants de Wall Street, que ce soit Apple (+2,45%), Amazon (+3,58%), Tesla (+4,52%) ou Meta (+7,19%).

La séance a aussi été animée par une chasse aux bonnes affaires, qui a profité notamment aux croisiéristes, comme Carnival (+12,44%) ou Royal Caribbean (+15,77%).

Malgré des résultats trimestriels légèrement inférieurs aux attentes, FedEx (+7,16% à 243,24 dollars) a été recherché vendredi après avoir fait état de prévisions supérieures aux attentes pour son exercice 2022/23 (de juin à mai).

Le groupe est soutenu par des relèvements tarifaires ainsi que par le dynamisme de son activité fret.

Le constructeur suédois de véhicules électriques haut de gamme Polestar a connu des débuts hésitants au Nasdaq (+0,15% à 13,00 dollars), pour sa première journée de cotation après sa fusion avec le véhicule coté Gores Guggenheim.

La biotech Seagen (+3,06% à 179,33 dollars), spécialisée dans le traitement du cancer, a continué de bénéficier de l’intérêt du laboratoire Merck, qui aurait avancé dans ses travaux d’approche en vue d’une acquisition, selon le Wall Street Journal.

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tu/bt

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