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Wall Street ouvre en hausse, espoir d’un rebond sans nouvelle majeure

La Bourse de New York a ouvert en hausse lundi, les opérateurs espérant un rebond nourri par l'absence de mauvaises nouvelles, macroéconomiques comme microéconomiques, et l'attrait de valorisations...

La station de métro Wall Street à New York (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - Angela Weiss)

La Bourse de New York a ouvert en hausse lundi, les opérateurs espérant un rebond nourri par l’absence de mauvaises nouvelles, macroéconomiques comme microéconomiques, et l’attrait de valorisations amincies par plusieurs mois de baisse.

Vers 14h10 GMT, le Dow Jones gagnait 1,00%, l’indice Nasdaq, au fort parfum technologique, 1,92%, et l’indice élargi S&P 500, 1,46%.

La place new-yorkaise tentait de repartir du bon pied après une semaine marquée par trois séances de baisse sur quatre (lundi était férié).

« On a eu quelques mauvaises journées la semaine dernière, mais dans l’ensemble, l’appétit pour le risque est revenu depuis la fin du mois de mais », fait valoir Adam Sarhan, de 50 Park Investments. « Et cela semble continuer aujourd’hui. »

Depuis le 20 mai, le Dow Jones a ainsi repris plus de 8%, et le Nasdaq, plus de 10%.

Pour le gérant, l’agenda allégé du début de semaine, avec aucune publication d’entreprise majeure et pas d’indicateur macroéconomique très suivi, pourrait favoriser ce climat.

« L’absence de mauvaise nouvelle est devenue, en soi, une bonne nouvelle », explique Adam Sarhan.

Seul jalon marquant de la semaine, l’indice des prix CPI pour mai, qui devrait donner vendredi de nouvelles indications sur la trajectoire de l’inflation aux États-Unis.

« Beaucoup de choses semblent positives pour le marché ce matin », a souligné Patrick O’Hare, de Briefing.com, dans une note, citant la poursuite de la levée des restrictions sanitaires en Chine ou le relèvement de l’offre de la compagnie JetBlue sur son concurrent Spirit.

En outre, de nombreuses valorisations, tronçonnées depuis le début de l’année, sont désormais considérées comme attractives par de nombreux investisseurs.

Même la folle ascension des cours du pétrole ne perturbait pas Wall Street, avec un baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, qui flirte désormais avec les 120 dollars.

Les craintes d’un fort ralentissement économique, voire d’une récession, passaient, au moins pour quelques heures, au second plan.

« Même si on a une récession, les investisseurs espère que ce sera une récession très modérée », selon Adam Sarhan.

Le regain d’appétit pour le risque se manifestait aussi sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts d’État américains à dix ans frôlait 3%, à 2,99%, contre 2,95%, alors que les prix des obligations, qui évoluent en sens opposé de leurs taux, étaient en baisse.

À la cote, Spirit prenait son envol (+4,10% à 21,59 dollars) après que JetBlue (+1,72%) a renforcé son offre de rachat de la compagnie aérienne, augmentant l’indemnité en cas de renoncement.

Elle est supérieure à celle de Frontier (+1,89% à 9,99 dollars), avec laquelle elle est en compétition pour prendre le contrôle de Spirit.

Twitter prenait un nouvel éclat (-4,18% à 38,48 dollars), après qu’Elon Musk a de nouveau accusé la direction du réseau social de « (résister) activement » à ses demandes d’informations sur les faux comptes et et spams, cette fois-ci dans un document officiel déposé auprès du régulateur.

L’entrepreneur dit se réserver la possibilité de renoncer à l’acquisition du groupe de San Francisco si la situation perdurait.

Comme souvent, l’homme le plus riche du monde faisait la Une sur plusieurs fronts, après avoir annoncé, ce week-end, que les effectifs de Tesla (+2,02% à 717,78 dollars) allaient augmenter, quelques heures après avoir indiqué qu’ils seraient réduits de 10%.

La division par vingt du titre Amazon, annoncée début mars, a pris effet lundi et profitait à l’action (+3,80% à 127,00 dollars), devenue plus accessible pour les petits porteurs.

Le groupe de boissons Dr Pepper Keurig était poussé dans le dos (+4,22% à 36,40 dollars) par son entrée prochaine au S&P 500, en lieu et place de l’équipementier Under Armour (+2,63% à 10,35 dollars).

Didi était lui en orbite (+52,16% à 2,81 dollars), requinqué par des informations du Wall Street Journal selon lesquelles le « Uber chinois » serait bientôt autorisé par les autorités chinoises à accepter de nouveaux utilisateurs.

Le régulateur aurait ainsi achevé son enquête, entamée il y a près d’un an sur la plateforme, qui quittera la Bourse de New York la semaine prochaine.

Le secteur de l’énergie solaire profitait d’une éclaircie, alors que le gouvernement Biden s’est engagé à ne pas imposer de nouveaux tarifs douaniers sur les importations de composants de panneaux solaires, faisant néanmoins une exception pour la Chine.

SolarEdge Technologies (+3,35%) ou Sunrun (+9,30%) étaient ainsi en hausse.

Nasdaq

tu/bt

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