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Wall Street reprend confiance et termine en hausse

La Bourse de New York a repris confiance mardi après un début de semaine volatil et terminé en hausse, digérant une nouvelle salve de résultats de sociétés et en...

Des opérateurs du New York Stock Exchange (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - TIMOTHY A. CLARY)

La Bourse de New York a repris confiance mardi après un début de semaine volatil et terminé en hausse, digérant une nouvelle salve de résultats de sociétés et en attendant la publication de l’inflation américaine.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice Dow Jones a gagné 1,06% à 35.462,78 points. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a grimpé de 1,28% à 14.194,46 points. Le S&P 500 a avancé de 0,84% à 4.521,54 points.

Hormis la hausse des rendements obligataires, il n’y avait « pas spécialement d’élément catalyseur » pour expliquer la remontée des actions après le démarrage cahoteux de la semaine, selon Karl Haeling de LBBW. 

« Mais les investisseurs commencent à penser que l’économie américaine est suffisamment solide pour supporter un resserrement monétaire de la Fed », a-t-il ajouté rappelant les forts chiffres de l’emploi aux Etats-Unis divulgués vendredi.

Les rendements obligataires se sont nettement tendus, ceux des bons à deux ans grimpant à 1,34% contre 1,29% la veille, et ceux des bons à 10 ans étant tout près de franchir la barre des 2%, à 1,95%, pour la première fois en plus de deux ans.

« C’est la réaction au changement de ton général des banques centrales, notamment après le pivot observé par la Banque centrale européenne la semaine dernière », a ajouté M. Haeling.

Les investisseurs se positionnent également avant la publication, jeudi, de l’inflation en janvier aux Etats-Unis (indice CPI) qui promet, selon les analystes, d’être encore la plus forte augmentation des prix à la consommation depuis 40 ans.

Des analystes interrogés par Bloomberg prévoient que l’inflation annuelle grimpe à 7,3% en janvier après 7% en décembre.

Huit des onze secteurs du S&P ont terminé dans le vert, emmenés par les matériaux (+1,44%), les banques (+1,40%) et les produits de consommations (+1,36%).

À la cote, les investisseurs ont réagi négativement aux résultats de Pfizer (-2,84% à 51,70 dollars).

Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 95% en 2021 et un bénéfice net plus que doublé grâce aux ventes du vaccin anti-Covid-19 développé avec BioNTech, le groupe pharmaceutique américain a déçu les analystes sur ses prévisions pour 2022.

Pfizer s’attend au total à un chiffre d’affaires compris entre 98 et 102 milliards de dollars pour cette année, alors que les analystes misaient en moyenne sur 106 milliards.

Le titre du fabricant américain de cartes graphiques Nvidia a avancé de 1,54% à 251,08 dollars, après l’annulation de son projet de rachat du fabricant britannique de microprocesseurs Arm, appartenant au japonais Softbank.  Sa capitalisation boursière a désormais dépassé celle de Facebook à 627 milliards de dollars.

Le géant japonais des investissements dans les technologies a confirmé mardi qu’il mettait fin à la vente d’Arm à cause « d’obstacles réglementaires significatifs » à cette transaction qui valait plusieurs dizaines de milliards de dollars. 

Softbank compte à la place réintroduire Arm en Bourse d’ici à fin mars 2023.

Meta (Facebook) continuait d’évoluer en territoire négatif (-2,10% à 220,18 dollars), alors qu’un de ses investisseurs de la première heure, Peter Thiel, cofondateur de PayPal, plus gros actionnaire de Palantir et soutien affiché de Donald Trump, a annoncé quitter le conseil d’administration de Meta.

Le titre du groupe de Mark Zuckerberg a perdu 33% depuis le début de l’année.

Un changement radical de direction et des coupes sombres dans les effectifs chez le fabricant de vélos d’appartements intelligents Peloton étaient salués à la Bourse. 

Le titre a grimpé de 25,28% à 37,27 dollars, alors que le cofondateur et dirigeant du groupe John Foley va être remplacé dès mercredi par Barry McCarthy, ancien directeur financier de Spotify et de Netflix.

Pour réduire ses coûts, Peloton va supprimer 2.800 emplois dans le monde, soit environ 20% des postes administratifs du groupe.

Parmi les grands bénéficiaires des confinements au début de la pandémie, le groupe new-yorkais marque nettement le pas depuis plusieurs mois, confronté à un net ralentissement de la demande avec la levée des restrictions sanitaires.

Peloton a subi une perte nette de 439,4 millions de dollars d’octobre à décembre, période correspondant au 2e trimestre de son exercice décalé. Depuis un an, le titre a sombré de 75%.

Nasdaq

vmt/jum/nth

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