Couverture du journal du 18/09/2020 Consulter le journal

L’âme vivante de la nature – Paysage de Cagnes, Pierre-Auguste Renoir (vers 1915)

En 1907, Renoir achète la propriété des Collettes, sur les hauteurs de Cagnes, où il résidera désormais. Il est physiquement affaibli mais ne cesse de peindre sa famille, ses modèles et les vallonnements de ce vaste domaine aux oliviers centenaires.

RENOIR Pierre Auguste, Paysage de Cagnes, R.F. 1948.15

 Ce décor resté sauvage est l’écrin de ses nus épanouis ; il a donné naissance aussi à des toiles de plus petites dimensions, dans lesquelles l’artiste célèbre une nature qui lui ressemble, dans sa libre profusion que l’âge ne contraint pas. La lumière frémit dans l’émail des touches, caresse le sol herbeux, argente les feuillages, parcourt les vieux troncs.

Marquet, à qui ce Paysage de Cagnes a appartenu, a rencontré Renoir en compagnie de Matisse qui, de Nice, suit avec ferveur le travail de l’artiste : « Ce qu’il fait est toujours de plus en plus beau », écrit le Bordelais à
l’historien de l’art Élie Faure en mai 1918.

Jusqu’au 31 août, le musée des Beaux-Arts est gratuit ! venez (re)découvrir ses collections.