Couverture du journal du 12/04/2024 Le nouveau magazine

À Saucats, le projet Horizeo réduit en taille et en puissance

Après un débat public et deux ans de concertation, le projet Horizeo entre dans une phase d’instruction.

Olivier RÉMY, directeur du projet Horizeo et Mathieu LE GRELLE, directeur du développement © Hélène Lerivrain

Les demandes de permis de construire d’un parc photovoltaïque à Saucats et les demandes d’autorisations environnementales ont été déposées fin février. Il s’agit désormais pour les porteurs de projet, Engie et Neoen, de répondre aux demandes des services de l’État avant une obtention des autorisations envisagée début 2025. « Le projet a beaucoup évolué pour répondre aux enjeux environnementaux et aux risques d’incendie et de gestion de l’eau. Les briques technologiques ont été supprimées, à savoir le data center, l’électrolyseur et le stockage de batterie. Le projet a été réduit en taille et en puissance mais nous restons sur une production d’énergie massive. Horizeo représenterait 10 à 15 % des objectifs de la région pour le photovoltaïque à horizon 2030 », explique Mathieu Le Grelle, directeur du développement pour Engie. Selon le projet déposé, les panneaux seront implantés sur 680 hectares pour une puissance de 820 mégawatts, ce qui représente l’alimentation de 500 000 habitants. 800 hectares seront dédiés à la sylviculture, 500 à la compensation environnementale et à la biodiversité, 8 à la production maraîchère et agrivoltaïque. L’instruction devrait durer un an. La balle sera alors dans le camp de l’État qui tranchera sur un dossier qui échappe à la nouvelle réglementation en vigueur. À partir de ce mois de mars, la loi d’accélération des énergies renouvelables interdit l’aménagement d’un parc solaire sur des parcelles à déboiser de plus de 25 hectares. Pour, rappel, dans le cadre du projet Horizeo, 1 000 hectares seraient défrichés pour 2 000 hectares reboisés, essentiellement en Gironde. Coût du projet : 600 millions d’euros.