Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

La plage aux entrepreneurs pour le made in France

500 entrepreneurs venus de la France entière ont assisté à la deuxième édition de la Plage aux Entrepreneurs autour du made in France.

Plage Entrepreneurs

©Nathalie Vallez

Il a été question de courage et d’innovation pour la deuxième édition de la Plage aux Entrepreneurs qui s’est tenue le 14 septembre à Arcachon. Cette manifestation, coorganisée par la ville représentée par son maire Yves Foulon et l’association Origine France Garantie (OFG) présidée par Gilles Attaf, était parrainée cette année par Louis Gallois, ancien PDG (entre autres) de la SNCF et d’Airbus. Elle a rassemblé environ 500 entrepreneurs de la France entière, venus écouter les différentes conférences.

AU CŒUR DE L’INTIME

« Entre nous » : c’est avec une scénographie à la fois conviviale et intimiste qu’a été organisée la première présentation d’entrepreneurs venus pitcher pour raconter leurs parcours. Ainsi la matinée a été consacrée aux itinéraires de 6 d’entre eux, interviewés par Anthony Vitorino, directeur de la publication de Fait en France, avec l’auteure Sylvie Bariol en voix-off, rythmant ainsi les prises de paroles et aboutissant à des récits à la fois émouvants mais aussi inspirants. Un format assez exceptionnel qui grattait le côté intime de ces par- cours et recherchait les ressorts de la prise de risque et du top départ. « C’est en Asie que j’ai rencontré le made in France », expliquait ainsi Davy Dao, créateur de Dao Jean, qui a découvert les ravages de la fast fashion dans son pays d’origine : le Vietnam.

PARCOURS GIRONDINS

C’est autour du thème « L’intelligence artificielle au secours de la réindustrialisation » que sont intervenus Louis Gallois, Virginie Saks, experte en industrie et territoires, cofondatrice de Compagnum, qui accompagne les start-ups, PME et ETI, ainsi que l’entrepreneur arcachonais Nicolas Babin, spécialisé dans l’innovation et les technologies numériques. « Ces nouveaux entrepreneurs ont une triple caractéristique : ils sont à la fois engagés, audacieux et innovants », a prévenu de prime abord Louis Gallois. « Produire en France est un acte citoyen. » Mais de regretter le manque d’investissement public dans la recherche technologique. Revenant sur l’intelligence artificielle, Nicolas Babin, qui est ambassadeur digital pour l’Union européenne depuis mars dernier, a démontré à travers différents exemples que toutes les entreprises peuvent y avoir recours « pour augmenter l’humain ». « L’intelligence artificielle est un facteur de productivité importante », a-t-il remarqué en guise de conclusion, donnant l’exemple de Microsoft 365 Copilot qui fournit une assistance intelligente en temps réel. C’est un autre entrepreneur girondin qui est ensuite venu présenter sa start-up permettant aux particuliers de gérer leur patrimoine financier depuis leur téléphone. À tout juste 21 ans, Cyprien Delmeule, fondateur de Wealthcome, qui est installé à Gujan-Mestras, a ainsi levé près d’un million d’euros pour sa 4e affaire qui compte quelque 10 000 utilisateurs.

CONSEILS D’EXPERTS

Face aux difficultés de trouver des fournisseurs « made in France » une autre table ronde a rassemblé 6 porteurs de projets en recherche de fournisseurs potentiels. Des experts de La Source Française, cabinet de conseil spécialisé dans la fabrication française et Façon de faire, qui regroupe les acteurs de l’industrie du textile étaient là pour les aiguiller dans leurs recherches. Une dernière conférence a croisé les points de vue de l’ancien ministre reconverti dans l’entrepreneuriat Arnaud Montebourg, Arnaud Leroy, directeur du développement durable du groupe Sphère et ancien président de l’Ademe et enfin Yves Jégo, ancien ministre et fondateur de la certification OFG, autour du thème « la souveraineté nationale, levier de l’industrie verte ? ». La journée s’est achevée avec la venue de la ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme, Olivia Grégoire.

Arnaud Montebourg, Yves Foulon et Arnaud Leroy © Nathalie Vallez