Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

Nouvelle-Aquitaine – Skultur et Cohda : Le 1er baromètre des sociétés à mission

Quel est le ressenti des dirigeants de sociétés à mission des prémices de la réflexion à la vie de la mission ?

Franck Morisse, Skultur et Cohda

Franck Morisse, ambassadeur néo-aquitain de la Communauté des entreprises à mission (et dirigeant du cabinet de conseil RSE Skultur) © D. R.

C’est sur la base de cette question que Skultur et COHDA publient le premier baromètre des sociétés à mission en Nouvelle-Aquitaine. À partir d’un échantillon de 24 sociétés sur les 87 sociétés à mission implantées dans la région, l’étude révèle la place centrale des collaborateurs dans la construction du projet. Si près de 9 dirigeants sur 10 ont bénéficié de contributions externes et internes, 58 % des dirigeants ont impliqué les salariés dans l’ensemble du processus. Tous les répondants s’accordent également sur un point : les étapes pour devenir société à mission et faire vivre sa mission sont exigeantes. Pour 42 % des répondants, il faut compter plus de 7 mois entre le début de la démarche et le passage effectif en société à mission. Malgré des risques qui ne sont pas passés sous silence (greenwashing ou audit négatif par un Organisme Tiers Indépendant), une fois décrochée, la qualité de société à mission est facteur de fierté et d’engagement pour l’ensemble des dirigeants interrogés. Ils constatent également un impact positif sur leurs collaborateurs, en particulier le sens donné à leurs actions au quotidien (94 %). Alors que la majorité des dirigeants estime que ce modèle sera celui du futur, très peu en revanche y trouvent une opportunité de développer un réseau de proximité ou d’en tirer des bénéfices commerciaux. Seuls 35 % des dirigeants perçoivent un bénéfice pour remporter de nouveaux marchés. La Nouvelle-Aquitaine est la troisième région la plus dotée en sociétés à mission.