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Groupe Le Coq : Basta !, un air d’Italie à Villenave-d’Ornon

Le groupe Le Coq, présidé par Romain Cazalas, qui détient sept établissements, principalement des Bouillons, à Bordeaux et dans sa métropole, vient de lancer Basta, une trattoria à son image.

Groupe Lecoq

Ambiance décontractée, vaste terrasse, cuisine gourmande et concerts sont au programme à la Guinguette du Coq © D. R.

Le groupe Le Coq, qui décline des Bouillons aux identités multiples, lance Basta !, une trattoria avec cette même simplicité pour une expérience accessible. C’est le choix de la rue qui a donné le nom à son groupe. En 2015, Romain Cazalas, jeune restaurateur bordelais, achète son premier établissement : un bistrot rue Lecoq à Bordeaux qui inspire le nom du Bistrot du Coq.

Sorti du lycée hôtelier de Talence, Romain Cazalas a fait ses armes chez Jean Ramet (restaurateur très réputé à Bordeaux dans les années 2000) puis à la Tupina pendant cinq ans, avant de devenir responsable du restaurant italien Le Manifesto allées de Tourny. Pour se lancer, il choisit « un petit local, pas cher, avec un petit chiffre d’affaires », aux abords du stade Chaban-Delmas, qu’il pouvait développer.

Adapter les concepts

Au bout de deux ans, il rachète un autre bistrot voisin, ce sera Cocotte. D’autres rachats et ventes suivront pour constituer le groupe Le Coq actuel qui compte sept lieux : Le Bal du Coq (Bordeaux centre), le Bistrot des Girondins (Mérignac), la Guinguette du Coq (Villenave-d’Ornon), le Bouillon Poupoule (Bègles), le traiteur Madame Le Coq (Bordeaux), Chez Bébert (Bordeaux Capucins) et Basta sa dernière trattoria ouverte à Villenave-d’Ornon. « Nous avons eu au total 12 établissements depuis 2015 », commente Romain Cazalas.

La clé de cette réussite est l’adaptabilité. « La restauration ne peut pas être figée », remarque Romain Cazalas qui adapte ses établissements aux goûts du jour. Il privilégie une approche pragmatique et durable pour séduire sa clientèle : refonte des cartes, gestion raisonnée des matières premières, optimisation des coûts en conservant la qualité.

Groupe Lecoq

Ambiance décontractée chez Poupoule © D. R.

Une activité traiteur

Alors que le Bal du Coq, « bouillon festif de nuit », avec un format tapas est très prisé pour aller danser sur des tubes des années quatre-vingt, Le Bistrot des Girondins (racheté à Nicolas Lascombes en 2022) s’impose davantage comme un lieu de rendez-vous des entreprises alentour, et les Bouillons Chez Bébert ou Poupoule proposent une cuisine de bistrot simple, goûteuse et accessible. « Cette brasserie dans le quartier des Terres Neuves était en sauvegarde, intervient Romain Cazalas, on a décidé de le transformer en Bouillon Poupoule il y a un an et demi. Aujourd’hui, on sert 200 couverts par jour. Les échecs peuvent se transformer en réussites importantes ».

Quant à la partie traiteur, elle est assurée par Madame Lecoq qui a commencé à fonctionner pendant le Covid. « Nous avons organisé 40 mariages en 2025 », assure Romain Cazalas qui compte bien continuer à développer cette activité événementielle essentielle pour le groupe.

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Une cuisine typique d’un bouillon au Bal du Coq © D. R.

Dupliquer le modèle ?

Ainsi, chaque établissement conserve son identité propre. Dernière arrivée dans le groupe en novembre dernier : la trattoria Basta ! « C’est un autre concept, conçoit Romain Cazalas, mais elle garde l’esprit festif. On a décliné le côté disco italien et le côté bal. » La décoration est très colorée, la carte propose une douzaine de pizzas, avec une partie épicerie fine et une belle carte de cocktails, dont un bar à spritz.

Avec cette nouvelle acquisition, le groupe Lecoq, qui compte 40 salariés, et annonce 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires vise 3 millions pour 2026. Certains collaborateurs, ainsi que l’épouse de Romain Cazalas ont intégré le groupe qui entend bien continuer d’évoluer. Romain Cazalas réfléchit actuellement à dupliquer son Bal du Coq dans d’autres villes telles que Toulouse et Montpellier « Il faut trouver les bonnes personnes », confie-t-il.

Groupe Lecoq

Ambiance festive au Bal du Coq © D. R.

Il pourrait également développer une nouvelle adresse nocturne en centre-ville face au Bal du Coq. Le Coq n’a pas fini de faire vibrer les soirées bordelaises.

Le groupe Lecoq vise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 2026