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La Vie en Bois charpente ses ambitions

La start-up La Vie en Bois, basée à l’écosystème Darwin à Bordeaux, est née l’été dernier suite au rachat de l’entreprise « Les Petits Aviateurs ». Ses dirigeants, Aurélien Sebton et Coraline Lacaine, commercialisent des supports de communication en bois, à destination des professionnels et des particuliers.

Aurelien Sebton, Coraline Lacaigne, La Vie en Bois, Bordeaux

Aurélien Sebton et Caroline Lacaine, dirigeants de La Vie en Bois © Atelier Gallien

Communiquer de manière plus écoresponsable ? C’est ce que met en avant la start-up bordelaise La Vie en Bois, reprise par Aurélien Sebton et Coraline Lacaine à l’été 2022, rejoints par leur chargé de mission, Lucas Seguy, en septembre dernier. Ils proposent l’impression d’images ainsi que des panneaux signalétiques, et des stands sur des supports en bois. « Nous avons repris une entreprise qui travaillait avec nous à Darwin, Les Petits Aviateurs », développe le dirigeant. En juin 2022, le couple bordelais décide de racheter le fonds de commerce à ses fondateurs. « À ce moment-là, on s’est dit que leur idée pouvait être étendue à d’autres types d’impression », ajoute Coraline Lacaine.

UN MATÉRIAU DURABLE

« On voulait surtout changer la manière de communiquer, avec un matériau durable, mais aussi vivant, qui raconte une histoire », argumente Aurélien Sebton. Ils expliquent cette notion de vivant par la réutilisation du bois qui va être récupéré et poncé pour être transformé en signalétique. Les deux dirigeants veulent inscrire leur entreprise dans une logique d’économie circulaire : « l’idée, c’est d’arrêter de jeter alors qu’on peut réutiliser, cela va peut-être prendre un peu plus de temps, mais c’est aussi pour que cela dure davantage ». Le bois utilisé est d’origine locale : il peut provenir des Landes ou des Pyrénées-Atlantiques, et de la région bordelaise lorsqu’il s’agit de récupération. Pour s’adapter aux besoins de leurs clients, les supports en bois sont réalisés à la découpe, avec des formats sur mesure.

Ce qui nous intéresse réellement, c’est de travailler avec du bois de récupération

DES PRESTATAIRES LOCAUX

Les supports en bois sont produits sur place, de manière artisanale et locale. « Nous découpons le bois à la forme voulue, et puis on travaille avec un imprimeur qui a les compétences pour justement imprimer sur ce support vivant », continue Lucas Seguy. À ce processus-là, s’ajoute un traitement d’action sur le bois, post-impression, réalisé par l’entreprise dans le but de lui permettre de tenir dans la durée. Il faut généralement compter, entre le début de la demande et la livraison de ce support, 10 à 15 jours d’attente.

La Vie en Bois, Bordeaux

Stand en bois ISCOM © La Vie en Bois

Les prestataires sont locaux, leur imprimeur étant dans la métropole bordelaise et leurs fournisseurs de bois dans le Sud-Ouest. « C’était un choix primordial pour nous de connaître nos partenaires », argumente Coraline Lacaine. Pour ce qui est de l’essence de bois, ce sera soit du peuplier, soit du pin. « L’axe de développement qui nous intéresse réellement, mais qui est assez difficile à mettre en place, c’est de travailler avec du bois de récupération, c’est notre volonté », assurent-ils.

Il y a de plus en plus d’obligations d’achats éthiques pour les entreprises

PRIORITÉ AU BTOB

Signalétique dans les hôtels, dans les collectivités, des kakémonos pour de l’événementiel, ou le marché des particuliers : la start-up ne ferme aucune porte mais cible particulièrement le BtoB. L’objectif est de se faire connaître via des groupements d’achats, ou encore des labels, afin que les entreprises sachent vers qui se tourner. « Il y a de plus en plus d’obligations d’achats éthiques pour les entreprises, et nous avons une place à prendre en tant que fournisseurs de ces supports-là, pour accompagner les établissements qui souhaitent s’inscrire dans cette démarche », argumente Lucas Seguy. Parmi les produits déjà réalisés, La Vie en Bois compte par exemple des kakémonos pour la Région Nouvelle-Aquitaine, des stands pour l’école de communication et de publicité ISCOM, ou encore un logo pour le WIS (World Impact Summit). On est allé jusqu’à faire un jeu de l’oie personnalisé, commandé par des employés pour le départ d’un de leurs collègues », se remémore Coraline Lacaine. « L’idée est aussi de toucher les particuliers, là où il y a une consommation tous azimuts », explique la dirigeante qui voudrait contribuer à faire évoluer les modes de consommation.

UN CONTRAT AVEC BORDEAUX EURATLANTIQUE

Parmi les derniers projets de La Vie en Bois : un contrat avec l’Établissement Public d’Aménagement (EPA) Bordeaux Euratlantique. Le concept : une fresque de 2 x 16 sur 2 mètres de hauteur. Cette dernière, toute en bois, et installée début mai, présente la construction d’un futur parc, en décrivant les écosystèmes. « C’est un projet majeur, parce qu’il y a beaucoup de visibilité, et c’est un support important de par sa taille, cela montre ce qu’on est capable de faire », illustre Lucas Seguy, chargé de mission de l’entreprise. Conçu pour l’extérieur, il a été imprimé afin de durer dans le temps.

Fresque Euratlantique ©La Vie en Bois

KONCILIO : OBJECTIF TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Aurélien Sebton est également le dirigeant de Koncilio, entreprise qu’il a créée il y a un peu plus de quatre ans avec son associé Quentin Soulery. Cette dernière est un institut de conseil et de formation sur les sujets liés à la transition écologique. Organisme agréé Qualiopi, ils proposent des formations sur mesure, destinées aux élus locaux, agents de la fonction publique ou encore salariés afin de leur permettre d’acquérir des connaissances et des outils pour répondre aux enjeux climatiques et de biodiversité.