Couverture du journal du 05/08/2022 Consulter le journal

[ Portraits de l’été ] Cyril Texier, entrepreneur foisonnant

L’actuel président de French Tech Bordeaux fourmille de projets. Le multi-entrepreneur revient sur la succession de rencontres et d’opportunités qui ont jalonné sa carrière.

Cyril Texier, président de French Tech Bordeaux

Cyril Texier, président de French Tech Bordeaux © Atelier Gallien - Echos Judiciaires Girondins

A « 49 ans et demi », précise-t-il avec sérieux, le président de French Tech Bordeaux résume sa carrière de multi-entrepreneur comme une succession d’opportunités et de défis relevés, jalonnée de rencontres marquantes. Et notamment celle, en 2005, d’un groupe d’étudiants ayant développé un logiciel de création de nom de marque qui sollicitent ses conseils. Après une dizaine d’années passées chez SFR, puis Econocom, Cyril Texier « divise [s]on salaire par quatre et les rejoins avec un objectif en tête : racheter leur entreprise ». Il acquiert Enekia en 2007 et créera avec elle plus de 350 marques telle que Marque Repère, d’E.Leclerc. Parallèlement, il lance en 2009 une seconde entreprise avec Jérôme Vérité (le développeur d’Enekia) et Mathieu Changeat : Dydu, un éditeur de logiciels de chatbots, qui signe dès 2011 avec EDF, puis PSA et Voyages SNCF, et entre dans une phase d’hypercroissance. « Débrouillard, curieux et créatif », se décrit-il, il vend Enekia en 2015 et installe une partie des bureaux de Dydu en Gironde. « C’était mon but dès le départ. J’ai toujours rêvé d’habiter à Bordeaux, pour sa qualité de vie mais aussi pour ses talents », confie l’entrepreneur originaire de la région parisienne.

« CRÉER DU LIEN »

En 2019, Dydu obtient le Pass French Tech. « C’est là que Philippe Métayer DG de French Tech Bordeaux, NDLR) m’a approché pour entrer au board de l’association », assure Cyril Texier, élu président la même année. Une fonction qui lui va comme un gant : « j’aime créer du lien », affirme celui qui a imaginé la première French Tech Night à Bordeaux le 30 juin dernier avec plus de 500 convives. Très occupé depuis la vente de ses parts chez Dydu en mars 2021, au lancement d’un fonds de fonds dédié aux investissements à impact avec son ami Guillaume -Olivier Doré ; comme conseiller pour la start-up new space Stellar, qu’il a « convaincu d’installer son siège à Bordeaux Métropole » ; ou encore pour développer chez JouéMusic « une verticale dédiée à la musicothérapie » aux côtés de Pascal Joguet, Cyril Texier garde toujours comme priorité ses enfants. Sa fille handicapée lui a inspiré différents projets. « Tout ce qui est en lien avec la motricité, la cause du handicap, est important pour moi », confie-t-il. Il a imaginé AGON, un lieu écoresponsable sur abonnement, « où les gens pourront venir travailler, faire du sport, se détendre ». Un lieu inclusif, accessible aux personnes en fauteuil roulant et employant également des personnels handicapés, qui doit encore trouver sa localisation. Ce sera l’un des objectifs de la rentrée pour Cyril Texier.

À MOTS DÉCOUVERTS

Cet été, cap sur…

« La côte Atlantique, bien sûr ! Je joue local et familial, de la Rochelle au Pays basque, en passant par le Bassin. »

On trouve quoi dans votre valise ?

« De la crème solaire et mes devoirs de vacances ! »

Votre lecture de l’été

« The Shift Project – Le plan de transformation de l’économie française, préfacé par Jean-Marc Jancovici et Le Régime de longévité du Pr Valter Longo. »

Le tube à écouter

« Je suis dingue de son, c’est vraiment important pour moi, donc difficile de choisir. Mais je dirai Alive de Cantoma (Feat. Bing Ji Ling). »

Votre cocktail signature ?

« Je suis plutôt vin, donc pour l’été, un Graves blanc bien frais. »

Le meilleur endroit pour le siroter

« Chez Pastel, quai des Chartrons. »

Votre meilleur spot girondin

« Plage de Laouga, sur le lac de Cazaux, avec son restaurant Chez Juliette. J’aime la simplicité. » (Cet entretien a été réalisé avant les incendies, NDLR).

Un projet pour la rentrée ?

« Que mes projets prennent vie et que le Covid ne reprenne pas le dessus. »