Couverture du journal du 01/02/2026 Le nouveau magazine

Villenave-d’Ornon : Ils tissent leur Twale

En proposant aux entreprises un service innovant de leasing d’œuvres d’art, la jeune pousse veut ouvrir le marché à des artistes locaux en devenir. Encore en phase d’amorçage, Twale affine son modèle économique et réfléchit déjà à un déploiement territorial.

Twale

Romain Rauturier et Alexis Rouaud, cofondateurs de Twale © Astrid Gouzik - Echos Judiciaires Girondins

L’esquisse du projet prend forme sur un coin de nappe, entre Noël et le Nouvel An 2023. Au fil d’une discussion mêlant constat et confidence, Alexis Rouaud et Romain Rauturier pointent une réalité bien familière pour ce dernier : pour un artiste qui débute, se faire un nom est un exercice périlleux. Les galeries adoubent des artistes souvent déjà installés, les prix s’envolent, les codes du marché se referment sur eux-mêmes.

Un prix selon le format

Ce soir-là, germe l’idée du business des deux acolytes : créer un chemin parallèle, plus accessible, où l’œuvre ne vaudrait pas par la cote de l’artiste mais par son format.

De cette intuition naît Twale qui cible exclusivement une clientèle d’entreprises en leur proposant un modèle novateur : louer une œuvre selon sa taille. Trois formats, trois loyers, 50, 100 ou 200 euros par mois. Au terme de la location, de 13 mois minimum, la possibilité d’acquérir la toile pour une somme souvent dérisoire. Un mécanisme inspiré du leasing d’œuvres d’art, délesté de sa logique spéculative.

Accessible pour les PME

Une stratégie qui place la start-up à distance des mastodonte…