Dans l’imaginaire collectif, le marketing d’influence reste associé à des pratiques controversées. Et pourtant le marché de l’influence est en pleine explosion. Son poids économique ne cesse de croître, atteignant 7 milliards d’euros en 2025 en France, en progression de 19 % par rapport à 2024 (source Coherent Market Insights).
Un marché jeune
Conséquence de cette croissance constante, le secteur de l’influence se professionnalise. Nouveaux métiers (talent manager, influence marketing manager), nouvelles structures (collectifs de créateurs, agences d’influence), nouveaux outils, plateformes de mise en relation, syndicats, certificats… Et pourtant, il n’existe pas de formation pour être talent manager ou créateur de contenus. Le statut de créateur de contenus reste précaire, avec un revenu médian annuel modeste, autour de 1 600 euros (Reech, 2025). Pour une majorité d’entre eux, cette activité reste marginale dans leurs revenus globaux (UMICC x Ipsos, 2025).
Le statut de créateur de contenus reste précaire
Enfin, et c’est sans aucun doute la chose la plus importante à garder en tête : le marché de l’influence est encore très récent. Instagram n’a pas encore 16 ans, TikTok moins de 10 ans. Le 9 juin 2023, l’Assemblée nationale a adopté la première législation européenne dédiée à l’influence commerciale. Obligation d’un contrat écrit, transparence sur les publications et responsabilisation des acteurs : le texte pose les bases d’une bonne pratique et met fin à l’époque “Far West”.
Les grands principes
Cet éclairage permet de comprendre que faire du marketing d’influence responsable n’est pas une utopie. Si le respect du cadre légal en est le point de départ, il est capital de tenir compte de l’ensemble des parties prenantes. C’est en premier lieu être cohérent avec la stratégie et les valeurs de l’entreprise ou de la marque. L’influence ne doit pas être envisagée comme un levier…