Une volonté collective d’agir pleinement en faveur de la société civile émerge, alliant engagements citoyens et performance. On observe, notamment, une tendance, dans certains secteurs, des salariés à chercher des emplois plus alignés avec leurs valeurs même si cela implique, parfois, une baisse de rémunération[1]. On constate également que 82 %[2] des dirigeants considèrent comme primordial de concilier les aspects humains et le respect de l’environnement avec les résultats financiers.
Cette réalité mondiale se retrouve à différents niveaux. Les Nations unies ont adopté en 2023 une résolution majeure sur l’économie sociale et solidaire (ESS)[3]. Elle rappelle le rôle des acteurs historiques dans le soutien du développement collectif tout en soulignant l’implication, plus récente, des entreprises privées dans cette transformation.
L’organisation internationale encourage les États à promouvoir et mettre en œuvre des politiques visant à favoriser cette économie en tant que modèle possible de développement.
En Europe, un quart des sociétés constituées appartient à l’ESS[4] et le Conseil de l’Union européenne a adopté une recommandation visant à guider les États dans la création de cadres législatifs dédiés[5], notamment pour les nouveaux acteurs.
En Europe, un quart des sociétés constituées appartient à l’ESS
Il est indéniable que le modèle « social et solidaire » prend de l’ampleur. Fort de ce constat, la France a imaginé plusieurs cadres juridiques : la société à mission, l’entreprise sociale et solidaire et l’agrément ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale). En parallèle, se sont développés des labels, chartes, certifications ou autres « distinctions » françaises, internationales, privées ou publiques recouvrant des engagements différents…