Couverture du journal du 18/09/2020 Consulter le journal

Fusion-absorption pour Domofrance

Le bailleur social annonce un agrandissement de sa société qui vient d’absorber Habitelem (Pau) et Ciliopée (Agen).

Domofrance s’ancre dans la Région. Le bailleur social girondin, représenté par son président Philippe Rondot, et son directeur général Francis Stéphan, vient d’annoncer la fusion-absorption de Ciliopée Habitat, situé à Agen, et Habitelem, situé à Pau, qui sera effective à partir du 20 septembre prochain. Cette fusion s’inscrit dans la stratégie de l’Entreprise Sociale pour l’Habitat (ESH) qui veut ainsi renforcer son ancrage territorial en Nouvelle Aquitaine. « Il faut mailler le territoire et répondre à ses enjeux. Nous voulons être l’acteur économique de référence », a déclaré Francis Stéphan qui se prépare à faire face à deux défis de taille pour la rentrée : le plan de relance et la crise sociale. La société post-fusion conservera le nom de Domofrance (entités Pyrénées-Atlantiques et Lot-et-Garonne) et comptera près de 40 000 logements, dont 4 300 à Pau et 4 000 à Agen. Outre ces 2 départements et la Gironde, Domofrance est actuellement présent dans les Landes, en Charente-Maritime et en Dordogne. Elle comptabilise également près de 670 collaborateurs « 100 % des CDI sont maintenus », a assuré Francis Stéphan, « mais il ne faut pas seulement une mutation juridique, mais une adhésion des équipes ». Sa recapitalisation repose à 10-15 % en fonds propres, 5 % de subventions et le reste en emprunt.

Priorité en zones tendues
Le bailleur veut aujourd’hui conjuguer écologie et habitat et poursuit sa mutation digitale « Son usage est déjà largement utilisé pour la gouvernance du Conseil d’Administration », a ajouté Philippe Rondot. Les priorités de Domofrance restent en zones tendues telles que la Métropole bordelaise « La Gironde, c’est notre ADN, notre histoire et notre mentalité », a précisé Francis Stéphan. Parmi ces autres zones la côte basque et le sud des Landes sont des secteurs qui subissent une forte pression. « Au Pays basque, les salariés ne peuvent plus se loger », a déclaré Francis Stéphan, qui a précisé que des programmes ont été lancés à Biarritz. 

Son action continue également à se déployer dans les villes moyennes tells que Pau, Bayonne, Mont-de-Marsan, Dax, peut-être Libourne, Agen, et Marmande. Chez Domofrance, comme ailleurs, le confinement a créé des difficultés, mais les retentissements sont finalement mesurés. « En 5 jours, nous avons organisé le télétravail pour 1 300 collaborateurs », s’est félicité Philippe Rondot. L’impact est essentiellement dû à l’augmentation des impayés et les retards de livraison d’environ 3 mois, « Mais le logement social appartient au temps long, c’est le cadre de notre économie. Ça fait mal mais ça n’ébranle pas notre secteur », a tenu à rassurer le président, qui s’inquiète en revanche de la crise sociale et tient à ce que l’entreprise joue un rôle d’amortisseur social.