Couverture du journal du 23/09/2022 Consulter le journal

Les grands défis de Capgemini

En très forte croissance et confronté à de nombreux défis, le groupe Capgemini vient de nommer un nouveau directeur pour son site de Bordeaux (Mérignac et Pessac). Mathieu Echasseriaud nous détaille « la stratégie collaborateur » mise en place pour fidéliser les salariés et mener à bien un ambitieux plan de recrutement de 380 personnes en Gironde.

Mathieu Echasseriaud, directeur de Capgemini Bordeaux

Mathieu Echasseriaud, directeur de Capgemini Bordeaux © Capgemini

C’est pour répondre aux nombreux enjeux d ’un groupe en très forte croissance en France (+ 15 % en 2021) et sur le territoire que Capgemini, leader français des Entreprises de services du numérique (ESN), vient de nommer un nouveau directeur pour son site de Bordeaux : Mathieu Echasseriaud. Pur produit Capgemini (voir encadré), où il a mené une carrière modèle durant 14 ans, cet ingénieur d’origine nantaise de 37 ans, désormais à la tête de 1 380 personnes en Gironde, réparties entre Mérignac et Pessac, a de nombreux défis à relever. « Nos clients ont actuellement de gros enjeux technologiques, qui constituent pour nous d’importants défis en termes d’innovation », explique Mathieu Echasseriaud.

Avec par exemple la traduction des données en services pour les utilisateurs ou l’usage de ces mêmes données pour améliorer la recherche en santé en France. Capgemini a d’ailleurs créé à Bordeaux son pôle e-santé, en forte croissance, qui vise une centaine de collaborateurs fin 2022. L’ESN doit également répondre à des enjeux de société, puisqu’elle compte parmi ses clients Pôle Emploi, avec une centaine de personnes à Bordeaux travaillant sur l’amélioration du parcours des chercheurs d’emploi, ou encore le ministère des armées. Le sport, avec les Jeux Olympiques de Paris en 2024 et la Coupe du monde de rugby en 2023, dont Capgemini est partenaire majeur, est aussi un sujet important pour le groupe, fondé à Grenoble en 1967 par un passionné de rugby, Serge Kampf.

Le nouvel accord sur le télétravail, entré en vigueur en décembre 2021, autorise à effectuer 20 à 70 % de son activité à distance

NUMÉRIQUE RESPONSABLE

« Capgemini recherche par ailleurs une forte implication dans l’écosystème local, où nous nouons des partenariats et servons par exemple d’accélérateur à des start-ups, pour leur permettre d’adresser des marchés nationaux », poursuit Mathieu Echasseriaud, citant l’exemple de la start-up e-santé KiLab, installée à Pessac. Un ensemble de sujets qui s’accompagnent de surcroît d’un changement de paradigme dans le secteur de l’informatique, autour des expertises telles que le cloud, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et le « green IT ».

Capgemini s’étant engagé à atteindre la neutralité carbone de ses opérations d’ici 2025, le numérique responsable est « au cœur de notre approche vis-à-vis de nos clients, que nous accompagnons avec des actions concrètes pour mesurer les impacts et si nécessaire modifier les choix informatiques ou les encourager à faire de l’écoconception ; mais aussi vis-à-vis de nos collaborateurs, pour lesquels nous investissons énormément dans la formation, et organisons chaque année une green week », détaille Mathieu Echasseriaud.

CAPGEMINI EN CHIFFRES

Date de création : 1967

CA 2021 : 18 milliards d’euros (+ 15 %)

Nombre de salariés : 1 380 en Gironde, 37 000 en France, 340 000 dans le monde

Présence internationale : 50 pays

Présence en France : 50 villes, réparties en 7 grands sites

ESN n°1 en France Leader mondial du conseil, de la transformation numérique, des services technologiques et d’ingénierie

PLAN DE 380 RECRUTEMENTS

Capgemini, qui a lancé pour 2022 un ambitieux plan de recrutement de 380 personnes en Gironde, dont 350 en CDI et 30 en alternance, a placé « l’expérience collaborateur » au cœur de sa stratégie.

Tout en autonomie et en flexibilité, le nouvel accord sur le télétravail, entré en vigueur en décembre 2021, autorise ainsi à effectuer 20 à 70 % de son activité à distance ; la mobilité interne est favorisée, avec des passerelles géographiques et métiers au sein du groupe, présent dans une cinquantaine de villes françaises et autant de pays.

Nous encourageons l’inclusion, car la diversité des profils nous apporte de la créativité dans les projets

« Nous investissons énormément dans la formation continue, essentielle en innovation », poursuit le directeur de Capgemini Bordeaux, avec des certifications et des programmes de formations en groupe qui permettent « de créer du lien et un certain sens du collectif », estime-t-il.

Des communautés de métiers ou de pratiques (autour de l’agilité par exemple) se réunissent aussi chaque semaine pour échanger et trouver des solutions ensemble. Le site de Mérignac dispose à cet effet d’un centre d’innovation, l’« Applied Innovation Exchanged », une salle de conférence de 120 m2 connectée à 40 villes du monde « pour former, innover, faire du management collaboratif en prenant des idées du terrain ! » se targue Mathieu Echasseriaud. « Nous pensons que c’est la connexion entre des collaborateurs inspirés qui nous permettra d’aller plus loin ».

Capgemini

© Shutterstock

PARTENARIATS AVEC LES ÉCOLES D’INFORMATIQUE DE LA RÉGION

Pour remplir ses objectifs de recrutements, Capgemini a déjà noué des partenariats avec toutes les écoles d’informatique de la région, à travers lesquels le groupe propose des projets innovants aux étudiants, sur le green IT par exemple.

« Nous recrutons des stagiaires et des alternants, mais aussi des chômeurs et des personnes en reconversion professionnelle, que nous savons former. Nous encourageons l’inclusion, car la diversité des profils nous apporte de la créativité dans les projets », estime Mathieu Echasseriaud. « Ma conviction, pour pouvoir continuer à nous développer, est de placer l’humain au centre », résume le directeur bordelais, en ligne avec la raison d’être affichée par Capgemini : « Libérer les énergies humaines par la technologie pour un avenir inclusif et durable ».

MATHIEU ECHASSERIAUD PARCOURS

Diplômé de Polytech Nantes, dont il est originaire, Mathieu Echasseriaud à débuté sa carrière chez Capgemini Bordeaux en 2009 comme stagiaire. « J’ai choisi Bordeaux pour sa qualité de vie et parce que le projet sur lequel on me proposait de travailler, le système d’information de Bisons Futé, impliquait de la cartographie, de la gestion d’incidents et donc des technologies innovantes et des systèmes complexes », se souvient-il. Quatorze ans plus tard, après avoir successivement été consultant IT, chef de projet et manager, il prend la direction du site Capgemini Bordeaux, composé de 1 380 personnes. « Je suis l’exemple typique des possibilités d’évolution qui existent chez Capgemini. J’ai été formé au fur et à mesure de ma carrière, durant laquelle j’ai pu changer de métier 2 fois », se félicite-t-il. Mathieu Echasseriaud a notamment bénéficié du programme de formation en management « Making leaders » de Capgemini, en partenariat avec l’EM Lyon Business School.