Couverture du journal du 14/01/2022 Consulter le journal

Little Worker inaugure son showroom

Le spécialiste de la rénovation d’intérieur, installé à Bordeaux depuis 2017, vient d’ouvrir son premier showroom en centre-ville. Conçu comme un lieu de passage, il doit permettre à Little Worker, qui veut doubler son activité sur le territoire, d’affirmer son ancrage local.

Showroom Little Worker

Showroom Little Worker © Little Worker

C’est pour « casser son image de start-up web à l’ADN tech » et affirmer son ancrage local que l’entreprise de conception et réalisation de rénovation d’intérieur Little Worker, créée en 2016 par Aurélien Bros et Nicolas Bletterer, a souhaité ouvrir un lieu physique en plein centre-ville de Bordeaux. Situé entre la place des Quinconces et le Grand Théâtre, au 5 rue Esprit-des-Lois, « cette vitrine physique met en lumière nos différentes facettes », explique Eugénie Cuvilly, directrice artistique de l’entreprise installée à Bordeaux depuis 2017.

Le marché bordelais est le plus important après Paris : Little Worker y a réalisé 120 rénovations en 3 ans

Car en plus d’être le leader national de la rénovation pour les particuliers, avec un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros en 2021, Little Worker a lancé en 2020 sa propre ligne de cuisines, La Cuisine by Little Worker, avec 3 gammes différentes vendues au mètre linéaire ; mais aussi Ernest, une offre de service clé en main d’investissement locatif qui représente aujourd’hui 15 % de son activité. « Avec Ernest, nous nous occupons de l’achat, du financement, des travaux et de la gestion locative », décrit Aurélien Bros, CEO de l’entreprise, ancien ingénieur chez Vinci où travaillait également son associé.

Aurélien BROS, CEO de Little Worker et Nicolas BLETTERER, directeur des opérations

Aurélien BROS, CEO de Little Worker et Nicolas BLETTERER, directeur des opérations © Little Worker

ÉCORÉNOVATION

Le showroom de 90 m2 répartis sur 3 étages à la décoration soignée, où Little Worker affiche ses valeurs « d’écoresponsabilité et d’écorénovation », met également à la disposition des clients des échantillons de matériaux ; et la salle de réunion située au sous-sol, destinée à l’agence bordelaise de Little Worker, « nous permet de montrer comment on peut aménager les caves bordelaises en souplex », explique Nicolas Bletterer, directeur des opérations.

Le marché bordelais, où Little Worker a réalisé son volume de chantiers le plus important après Paris, avec 120 rénovations en 3 ans, est stratégique pour l’entreprise. Elle espère en effet doubler son activité à Bordeaux en 2022, pour atteindre un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros. C’est aussi pour cela que le showroom a été conçu « comme un point de passage », reconnaît le cofondateur, avec notamment « des partenariats renouvelés tous les 3 mois avec des créateurs pour faire vivre le lieu, où l’on présente leurs produits ».

LITTLE WORKER EN CHIFFRES

Date de création : 2016

Installation à Bordeaux : 2017

Effectifs : 87 salariés (dont 50 à Bordeaux où se trouve son siège)

CA 2021 : 25 millions d’euros (dont 3 millions à Bordeaux)

CA prévisionnel 2022 : 35 millions d’euros (dont 6 millions à Bordeaux)

Panier moyen pour une rénovation complète : 50 000 euros

OBJECTIF DE 35 MILLIONS D’EUROS DE CA

Pour atteindre son objectif de 35 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, l’entreprise, qui a reçu une aide de près de 200 000 euros de la part la Région Nouvelle-Aquitaine en avril 2021, assure « autofinancer sa croissance » et ne pas envisager de levée de fonds. Présente à Paris, Bordeaux, Lyon, Nantes et Toulouse, et prochainement à Lille, Nancy et Strasbourg, Little Worker, qui agit comme tiers de confiance et contractant général entre les différents corps de métier, sous-traite l’intégralité des chantiers à des entreprises de 10 à 20 salariés. Pour asseoir sa position de leader sur un marché de la rénovation qu’elle estime à plus de 40 milliards d’euros chaque année en France, l’entreprise prévoit « de lancer de nouvelles solutions en 2022, pour encore augmenter la satisfaction des clients », annonce Nicolas Bletterer.

L'équipe de Bordeaux, Little Worker

L’équipe de Bordeaux, Little Worker © Little Worker

En attendant, après le devis travaux en ligne, elle propose une nouvelle porte d’entrée digitale vers ses services, avec des quiz déco à l’issue desquels des carnets d’inspiration sont envoyés aux utilisateurs. Et pour bénéficier de sa prestation de conseil sur-mesure, les Bordelais peuvent désormais pousser la porte de sa boutique.

FACE À LA CRISE SANITAIRE

Pénalisée par les problèmes d’approvisionnement liés à la désorganisation de la supply chain mondiale, Little Worker est confrontée au rallongement des délais de livraison et à l’augmentation des prix du bois et du métal. Heureusement, ses chantiers de rénovation, dont l’enveloppe se situe entre 15 000 et 350 000 euros, « durent en général 3 mois, ce qui permet de raccourcir les délais », rassure Nicolas Bletterer. Son ADN étant digital, l’entreprise a également pu poursuivre son activité durant les différents confinements grâce à sa plateforme numérique d’accompagnement des particuliers (avec notamment les devis réalisés en ligne et le suivi de chantier à distance) et « à l’envoi de box avec des échantillons pour le choix des matériaux », précise le cofondateur.