Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur, plus d’un quart des étudiants suivent aujourd’hui leurs études dans un établissement privé. Ainsi, la part du secteur privé est passée de 15-20 % dans les années 1990-2000 à plus de plus de 25 % en 2024. Et comme le précise le rapport parlementaire d’information en date du 10 avril 2024, l’enseignement supérieur privé englobe des réalités très diverses : aux établissements traditionnels – facultés libres, instituts catholiques, établissements consulaires – s’ajoutent désormais de nouveaux acteurs, appartenant au secteur lucratif. De manière plus précise, fin 2021, près de 3 millions d’étudiants sont inscrits dans un établissement supérieur, et plus précisément, 2,2 millions sont inscrits dans le public et près de 800 000 dans le privé. Quel que soit le type d’établissement, c’est la question de la qualité et donc la valeur de l’enseignement et de la formation qui est en jeu.
Liberté de choisir
De fait, tout étudiant a, après l’obtention de son baccalauréat, la liberté de choisir telle ou telle formation. Un subtil équilibre doit être trouvé de sa part entre le type d’études qu’il souhaite suivre, sa capacité à remplir les critères de sélection et le choix de la structure d’accueil qui lui correspond le mieux. Or, il existe une réelle asymétrie d’informations entre les étudiants/apprenants et les établissements qui les accueillent ; les premiers nommés ne pouvant pas mesurer la qualité d’un enseignement qu’ils n’ont pas encore reçu et dont ils n’apprécieront les bienfaits que quelques mois après la sortie de la formation ; voire quelques années plus tard au cours de l’évolution de leurs carrières professionnelles.
Il est donc légitime que tout postulant s’interroge sur la valeur de l’établissement d’enseignement supérieur qu’il envisage de rejoindre pour, tout d’abord, l’obtention d’un Bac +3, puis ensuite, l’obtention d’un Bac +5, soit dans le même établissement, soit dans un autre. La valeur de l’établissement et plus précisément de la formation reçue dépend de 7 capitaux qui peuvent être mobilisés par les structures éducatives.
Capital enseignant
Le premier capital d’un établissement d’enseignement supérieur est le capital enseignant. Ainsi, ce qui fait la valeur des cours est le niveau des professeurs en charge de leur animation. Le niveau des professeurs dé…