Couverture du journal du 01/02/2026 Le nouveau magazine

[ Tribune ] Loi de finances, dette, municipales… Et l’entreprise au milieu de tout ça ?

Nos entreprises ont besoin de vision à court et moyen terme, et d’un minimum de stabilité législative pour entreprendre, investir, recruter, former… Bref pour faire tourner le pays. Or, aujourd’hui, et surtout depuis la dissolution de l’Assemblée Nationale en juillet 2024, tout le monde attend tout le monde !

Patrick SEGUIN, président de la CCI Bordeaux-Gironde © Louis Piquemil - Echos Judiciaires Girondins

Notre pays vit une période d’instabilités politiques, sociales et économiques sans précédent ! Les forces politiques du pays s’entre-déchirent depuis deux ans et ne remplissent plus le contrat pour lesquels les Français les ont élus. Du côté des entreprises, les investissements et les recrutements sont arrêtés ou reportés, les créations et les transmissions sont ajournées ou abandonnées. Et le nombre d’entreprises en difficulté contraintes de se mettre sous la protection des tribunaux de commerce n’a jamais été aussi élevé.

Alors, que faisons-nous ? Qu’attendons-nous concrètement de nos parlementaires et des candidates et candidats aux élections municipales prévues pour mars 2026 ?

Avec mon expérience de président de la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux et de la Gironde depuis mars 2017, et de mon implication au quotidien auprès des 130 000 entreprises de notre territoire girondin, j’ose modestement proposer quatre pistes à l’attention de nos politiques.

1°) Engageons un grand « ménage » des structures diverses et variées, (les fameux « machins ») qui font la même chose et qui se marchent sur les pieds, le tout avec de l’argent public dans la grande majorité des cas. Les entreprises ont besoin de clarté, de simplicité et d’efficacité pour investir et se développer. Un seul exemple : pour se faire accompagner dans un projet d’exportation de produits ou de savoir-faire à l’étranger, une entreprise de Nouvelle-Aquitaine n’a pas moins de huit structures différentes qui proposent leurs services, leurs financements et subventions, leurs organisations de voyages et de congrès à l’étranger, etc.

Nous nous croisons dans les aéroports entre Français qui vont dans le même pays, alors que nos concurrents, Chinois, Américains, Turcs et autres Russes « chassent en meute » derrière une seule entité. Et je parle de ce sujet sans retenue puisque nous-mêmes, établissements consulaires, avons plusieurs services ou associ…

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