Faire connaître un artiste, une programmation artistique ou une institution constitue la première mission de la communication culturelle. Sans information, il n’y a pas de public ; et sans public, il ne peut y avoir de rencontre entre l’art et la société. Affiches dans l’espace public, communication numérique, relations presse et partenariats médias, relations publiques, plaquettes d’activités, lancement de saison, vernissages… : les moyens et supports sont nombreux mais sont surtout complémentaires. Tous convergent vers un même objectif : rendre visibles les initiatives culturelles et inviter le public à venir à la rencontre de l’art.
Au-delà de ces campagnes de communication multicanales, il s’agit de traduire une intention artistique : en quoi cet artiste ou ce lieu se distingue-t-il ? Pourquoi cette œuvre est-elle importante à regarder ? Que raconte cette metteuse en scène à travers sa pièce ? La communication culturelle a pour but de mettre en lumière l’originalité et la pertinence d’un projet. Dans un paysage médiatique saturé d’informations et d’images, il est nécessaire de construire puis d’adapter un récit qui souligne la valeur unique de chaque proposition artistique. Ainsi, l’on réussira à capter une attention, éveiller la curiosité pour enfin attirer le public. Car si cette communication se distingue en un point capital, c’est l’invitation à une expérience collective que propose la culture. Informer, évidemment, et surtout partager.
L’attention qui compte
En outre, la communication culturelle n’est pas uniquement un vecteur promotionnel. Elle devient un outil stratégique visant à rendre la culture accessible à toutes et à tous, en particulier à celles et ceux qui en seraient les plus éloignés. En 1979, Pierre Bourdieu partageait ceci : « Les pratiques culturelles ne sont pas des choix libres…