Sophie Brocas, nouvelle préfète de la Gironde et de la Région Nouvelle-Aquitaine, a rencontré la presse pour présenter son parcours et son action lors de sa prise de fonctions, le lundi 18 mai. Née dans les Landes, « d’origine modeste et travailleuse », Sophie Brocas a étudié le droit à Pau et achevé ses études par un 3e cycle à la Sorbonne. D’abord journaliste à Pau puis à Paris, elle a créé une agence de presse qu’elle a ensuite revendue. « Après 13 ans de journalisme, j’avais envie d’action et plus seulement de mots », a-t-elle tranché.
Elle a choisi l’ENA pour entrer dans le corps préfectoral, « et je ne suis pas déçue de mon choix », a-t-elle souligné. En poste depuis 12 ans, elle a assuré plusieurs fonctions jusqu’à celui de préfète de la Région Centre-Val de Loire, qu’elle a quittée pour la Nouvelle-Aquitaine.
Soutien au monde économique
« On est des fabricants de réel. On est là pour s’occuper des êtres et assurer leur sécurité », a annoncé la nouvelle préfète concernant ses fonctions. Égrenant ses priorités, elle a rappelé les valeurs de la République, Liberté, Égalité et Fraternité, avant de souligner l’importance de soutenir l’économie à travers les entreprises qui innovent, d’aider celles qui sont en difficulté ainsi que la viticulture traversée par la crise. « Nous devons aussi faire face à deux défis », a énoncé la préfète, que sont le choc démographique et la transition écologique.
Questionnée sur la LGV entre Bordeaux et Toulouse (qui vient d’être dotée de 500 millions par l’État) ou Pure Salmon, elle a estimé que ces dossiers étaient prioritaires. Elle est également revenue sur la Foncière d’avenir en Gironde, transmise par l’ancien préfet Étienne Guyot. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé afin d’identifier le foncier disponible issu de l’arrachage de vignes sur le département de la Gironde. Il court jusqu’au 7 juin et 50 dossiers ont déjà été déposés ont faire savoir ses services.