Longtemps, le golf a cultivé une image de sport exigeant, réservé aux initiés. À Mérignac, Barena fait le pari inverse : transformer cette discipline en une expérience de loisir accessible et technologique. Le site revendique un modèle hybride, à mi-chemin entre l’hospitality, le divertissement et le sport.
Neuf mois de travaux
À l’origine du projet, Antoine Olive, chef d’entreprise spécialisé dans les nouvelles technologies, et Édouard Espana, ancien golfeur professionnel, découvrent ce concept aux États-Unis puis à Dubaï. Un nouveau format capable de réunir golfeurs confirmés comme débutants, familles, groupes d’amis ou entreprises autour d’une même activité. Un concept qu’ils ont décidé d’importer en France.
Le complexe (pour lequel le montant de l’investissement n’est pas dévoilé), construit en seulement neuf mois, s’étend sur près de 1 600 m² sur deux niveaux, auxquels s’ajoute un terrain de jeu de 9 000 m². Les 44 tapis de frappe sont répartis sur les deux plateaux, tandis que le restaurant, le rooftop, les espaces événementiels et une boutique exploitée avec Adidas Originals complètent l’offre. Le site dispose également de 150 places de stationnement.

Barena utlise la technologie Inrange pour créer des parcours inspirés de golfs célèbres. © Nathalie Vallez
Balles connectées
Le cœur du concept repose sur la technologie. Les joueurs frappent des balles connectées vers des cibles réparties sur un terrain synthétique. Chaque trajectoire est analysée en temps réel par Inrange, une technologie intelligente de suivi des balles par radar, développée par une société londonienne.
Elle propose aussi bien des jeux ludiques que des parcours inspirés de golfs célèbres ou des défis entre équipes. Les balles sont automatiquement récupérées par des robots puis réinjectées dans le circuit, permettant de jouer sans interruption avec un nombre illimité de balles pendant toute la durée de la réservation.
Cible entreprises
Mais le véritable pari de Barena est ailleurs. Les fondateurs ne cherchent pas seulement à attirer des golfeurs. Aujourd’hui, près de 80 % des visiteurs viennent en groupe. Les salons permettent à plusieurs équipes de jouer simultanément, de se lancer des défis et de partager un repas ou un verre sans quitter leur espace. Le golf devient un prétexte à la rencontre, au team building ou à une soirée entre amis. Cette logique se retrouve dans l’offre de restauration. Aux commandes, le chef Patrice Shildowski, passé notamment par les restaurants de Yannick Alléno et plusieurs établissements internationaux.
Le restaurant compte 110 places assises auxquelles s’ajoutent 70 places sur la terrasse, confirmant que son activité constitue un pilier du modèle économique. Les entreprises représentent d’ailleurs une clientèle stratégique. Séminaires, afterworks, privatisations et animations sont au cœur de l’offre, renforcée par un partenariat avec Fever pour la programmation événementielle. Les fonctionnalités de compétition entre plusieurs salons permettent d’organiser facilement des événements de grande capacité, un marché en pleine croissance pour les acteurs du loisir.

Deux plateaux de 900 m2 accueillent les tapis de jeu, une terrasse, des espaces dédiés à la restauration et la boutique. © Nathalie Vallez
Modèle duplicable
Les fondateurs ont choisi de développer Barena exclusivement avec des investisseurs privés, sans recourir à un financement bancaire. Un choix cohérent avec une stratégie : « Nous avons conçu le projet pour qu’il soit duplicable », résume Antoine Olive.
Cette phase est déjà engagée. Quatre ouvertures sont programmées d’ici trois ans avec des implantations prévues dans des grandes villes du Sud-Ouest et du Sud-Est, tandis que des recherches sont en cours à Lyon et Lille avant un développement à l’international.
Quatre ouvertures sont programmées d’ici trois ans.