Le maire de Bordeaux Thomas Cazenave, la préfète de la Gironde Sophie Brocas et les présidents des chambres consulaires Patrick Seguin (CCI) et Nathalie Laporte (CMA) ont reçu les associations de commerçants, mardi 20 octobre, à la suite des graves incidents qui se sont produits en marge des manifestations, le 17 octobre.
81 commerces qui ont été directement impactés, 38 ont été vandalisés et pillés, 39 ont eu leur vitrine cassée et 13 établissements ont été tagués. « Nous essayons de trouver des solutions pour les pertes d’exploitation », a souligné Patrick Seguin. « La peur doit changer de camp ». Les directeurs des finances publiques et de l’Urssaf pourront examiner des étalements de charges. « Il y aura une prise en charge des salaires si les commerces sont dans l’obligation de fermer car ils sont trop dégradés. Le gouvernement discute d’un fonds d’aide pour soutenir la perte de chiffre d’affaires, et il y a aussi un engagement des assurances pour indemniser rapidement les sinistrés », a annoncé Sophie Brocas.
120 interpellations
Selon la préfète, il y a eu 120 interpellations, 80 % sont présentées à la justice et police a récupéré un certain nombre de marchandises. « Cette ville doit continuer à vivre », a-t-elle soutenu. « Les commerçants du centre-ville, dont certains se sont sentis abandonnés, ont besoin de comprendre ce qui s’est passé mais ont envie que l’activité continue », a confirmé Thomas Cazenave. Le maire, en accord avec la préfète, a ainsi fait la demande aux responsables politiques et syndicaux d’organiser la manifestation, qui doit avoir lieu le 24 octobre, en dehors du centre-ville commerçant, « qu’il faut apaiser et protéger ». La préfète a également pris un arrêté de couvre-feu pour les mineurs à partir de 22h jusqu’au 26 octobre.
Organiser la manifestation, qui doit avoir lieu le 24 octobre, en dehors du centre-ville commerçant.
L’appel du tribunal de commerce
À l’issue de cette réunion, Philippe Passault, le président du tribunal de commerce a fait savoir que « les entreprises qui ont subi des dégradations, qui ne sont plus en mesure d’exercer normalement leur activité ou qui rencontrent des difficultés économiques et financières consécutives à ces événements peuvent prendre contact avec le service de prévention du tribunal de commerce. » Des entretiens confidentiels avec les juges consulaires seront proposés pour examiner les situations et les aider dans leurs démarches. Contact : prevention@greffe-tc-bordeaux.fr