Typology, Mimétique, Respire… Ou encore les girondines Mimitika, Soin de soi, Océopin. Les « indie brands » (marques indépendantes), comme les qualifient les professionnels du secteur, remodèlent le paysage cosmétique français depuis une dizaine d’années. Une alternative aux grands groupes et marques historiques portée par des entreprises agiles misant sur l’innovation, un positionnement premium et souvent une ambition internationale. Leur émergence a été favorisée par « l’ouverture de la filière à la production en petites séries », indique la Fédération des entreprises de la beauté (Febea) dans une étude publiée en octobre 2024. Leurs principaux défis tiennent autant à la formulation des produits qu’à leur financement, leur visibilité et leur accès aux réseaux de distribution.
Sécuriser l’approvisionnement
En plein centre-ville de Bordeaux, fin juin, le lancement d’une nouvelle marque illustre cette dynamique. Portée par Anne-Cécile Bannier-Mathieu, ancienne avocate en droit du commerce international…