Rupture conventionnelle : un dispositif plus coûteux qui questionne
Depuis le 1er janvier 2026, la contribution patronale spécifique sur la part exonérée des indemnités de rupture conventionnelle passe de 30 % à 40 %. Ce relèvement traduit une inflexion : la rupture conventionnelle, conçue comme un mode de séparation « sécurisé », devient un levier de rendement social.
Une question de fond s’impose : à partir de quel niveau de taxation cet outil cessera-t-il d’être économiquement attractif ? Si la rupture conventionnelle conserve des atouts indéniables (rapidité, prévisibilité, réduction du risque prud’homal), la taxation s’invite dans la décision. Sera-t-il toujours possible de recourir à ce dispositif dans des dossiers à forts enjeux (cadres dirigeants, situations complexes ou sensibles), ou assistera-t-on à un retour aux « vieilles méthodes de négociation » des ruptures ?
À ce jour, l’incertitude demeure totale quant à la date à retenir pour l’application du nouveau taux (date de signature, d’homologation ou de rupture effective), dans l’attente des clarifications attendues du bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS). Les entreprises se trouvent ainsi contraintes d’arbitrer dans un cadre juridique instable, en contradiction avec la finalité même de sécurisation juridique attachée à la rupture conventionnelle.
Indemnités journalières : plafonnement de la durée
La volonté du législateur est claire : maîtriser la dépense liée aux arrêts de travail. À cette fin, il opère un changement de cap en mettant en place un arsenal de maîtrise des coûts à deux niveaux :
– Accidents du travail / maladies professionnelles : la loi met fin à un principe historique de prise en charge des arrêts de travail sans limitation de durée, jusqu’à la guérison, la consolidation de l’état de santé ou le décès de la victime.
À compter du 1er janvier 2027, la durée de versement des indemnités journalières sera plafonnée selon des mod…