Après avoir connu une période de désuétude, la vente en viager revient aujourd’hui sur le devant de la scène dans le paysage immobilier. Face à l’inflation persistante, à la baisse du pouvoir d’achat, aux montants modérés des retraites qui peinent à suivre le coût de la vie et à l’augmentation des taux d’intérêt des prêts, ce mécanisme retrouve tout son intérêt. Souvent méconnu, le viager permet d’allier maintien dans son cadre de vie et revenus complémentaires. Cet article propose d’en découvrir les principes, les avantages et les précautions nécessaires.
Les acteurs de la vente en viager
La vente en viager repose sur deux protagonistes :
– le « crédirentier », c’est-à-dire le vendeur, qui reçoit en contrepartie de la vente de sa maison un capital initial (appelé bouquet) et une rente versée mensuellement jusqu’à son décès et, le cas échéant, jusqu’à celui de son conjoint ;
– le « débirentier », c’est-à-dire l’acquéreur, qui s’engage à verser, outre le bouquet, une rente viagère et deviendra plein propriétaire du bien au décès du crédirentier.
Un dispositif remis au goût du jour
Après avoir quasiment disparu de la pratique en raison, notamment, de la facilité d’accès au crédit bancaire, le viager retrouve une actualité forte. La hausse du coût de la vie et la stagnation des retraites conduisent de nombreux retraités, mais aussi certains actifs, à rechercher des revenus complémentaires. Le viager répond…