Il suffit de regarder dix ans en arrière pour mesurer les mutations du secteur. En 2016, lorsque Lionel Resses crée le cabinet de recrutement bordelais Distingo RH, le nucléaire traverse une période d’incertitude, entre fermeture annoncée de centrales et chute d’Areva. « Et il persistait encore beaucoup de préjugés plutôt négatifs de la part des candidats », se souvient le dirigeant.
Depuis, sa fine observation du secteur en atteste, les mentalités ont changé : « C’est devenu un secteur d’avenir, qui se développe sur du temps long. Et les candidats en recherche de sens y trouvent leur compte, notamment parce qu’il contribue à fournir une énergie bas-carbone, relate Lionel Resses. Nous arrivons désormais à attirer des jeunes diplômés de grandes écoles, des Polytechniciens, des Centraliens… »
10 000 recrutements par an
Il faut dire que les perspectives de la filière n’ont plus grand-chose à voir avec celles de 2016. Relance du programme EPR, prolongation de la durée de vie du parc existant, le colossal projet Aval du futur d’Orano, à La Hague, qui devrait nécessiter plus de 40 milliards d’euros d’investissement…
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