Blanquefort – Crise de gouvernance du groupe Castel : en attendant l’épilogue

groupe Castel

Le Château Beychevelle, l'un des grands crus du groupe Castel. © Castel

Dans la guerre qui oppose les héritiers Castel (Romy, sa fille, et Alain et Philippe, ses neveux) au directeur général, Grégory Clerc, tous les coups semblent permis. Un communiqué publié le 28 août et signé des « quatre branches majoritaires de la famille Castel », affichait « leur prise de distance de Madame Romy Castel ». Dans une réponse publiée le 29 août, « Romy, Alain et Philippe Castel réaffirment leur unité et démentent formellement le communiqué anonyme diffusé. […] Non signé, non mandaté, ce texte est une coquille vide et manifestement une tentative d’intoxication », estiment-ils.

Le groupe Castel appartient à un fonds de droit singapourien dont les bénéficiaires ultimes correspondent aux 5 branches de la famille, possédant chacune 20 % du groupe. « Ces branches sont des bénéficiaires économiques : elles perçoivent des dividendes et ne décident de rien », rappelle l’avocat de Romy Castel, Me Thierry Marembert, dans une déclaration officielle. Le pouvoir de décision se trouve quant à lui au niveau de la société de tête singapourienne IBBM, dont les actionnaires ont voté à 70 % la révocation de Grégory Clerc et Pierre Baer en février dernier. Le 30 juillet, la Haute Cour de Singapour a maintenu cette suspension, le temps que le litige soit jugé sur le fond, ce qui doit être fait à l’automne.

« Cette tentative de diversion ne remettra en rien en cause le coup d’arrêt porté à l’accaparement du groupe », conclut Me Thierry Marembert.

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