Entreprendre en 2026 n’est pas un long fleuve tranquille pour les dirigeants, dans un monde instable jalonné de crises. Les modes de production et de consommation évoluent sans cesse et il faut s’en accommoder. Dans ce contexte, confronté à une baisse d’activité, une érosion de la marge ou des difficultés de trésorerie, quelle position adopter ?
Les dirigeants doivent réagir toujours plus vite, au sein d’organisations complexes et parfois peu agiles. Il faut savoir anticiper car l’impasse de trésorerie aboutira à ne plus pouvoir payer les fournisseurs et les salaires, et donc à un dépôt de bilan (souvent évitable).
Or, des leviers existent pour « réduire la voilure » en période de tempête.
Pour la gestion de la masse salariale de l’entreprise, le Code du travail offre de nombreux dispositifs (rendons hommage à la créativité du législateur sur le sujet) qu’il faut savoir bien utiliser ; mais une réforme des licenciements économiques nous semble indispensable, dans l’intérêt tant des employeurs que des salariés, et surtout dans celui du maintien de l’outil de production en France.
Quels outils pour baisser la masse salariale ?
Il existe des solutions pour suspendre, modifier ou rompre les contrats de travail en cas de réduction d’activité.
L’expérience nous apprend que ces dispositifs sont (plus ou moins) chronophages (entre 1 et 6 mois) ; qu’ils nécessitent (plus ou moins) de moyens financiers ou humains ; qu’ils génèrent des risques psychosociaux et un climat social tendu et qu’ils peuvent aboutir à une démobilisation des équipes, ce qui peut impacter la production et la qualité.
L’enjeu d’une restructuration est de se projeter sur l’organisation cible, en s’occupant tant de ceux qui restent que de ceux qui partent (ou qui sont impactés par les mesures).
En synthèse, voici quelques précisions pour choisir le bon dispositif :
- L’activité partielle (AP) s’applique en cas de difficultés conjoncturelles. Elle permet d’ab…