Couverture du journal du 30/07/2021 Consulter le journal

Le boom des séjours bien-être

D’un week-end à une semaine en immersion dans la nature à méditer, faire du yoga, randonner, jeûner et se ressourcer ! Les séjours bien-être sont en plein essor, comme une réponse au stress du quotidien.

Maison Mercy

Maison Mercy © D. R.

Laurence Pinsard

Laurence Pinsard © Anaka

Dans le secteur du bien-être, ce sont les spas et le tourisme qui sont en pleine expansion. Le tourisme du bien-être concerne les séjours portant notamment sur le développement personnel, la méditation et le yoga. « Le yoga est souvent au centre de ces séjours », remarque Laurence Pinsard, enseignante de yoga à Bordeaux et journaliste spécialisée en bien-être, « mais il peut y avoir aussi du pilates ou de la danse. Sont souvent associés tout ce qui a trait au développement personnel, de la méditation, de  relaxation, des massages, de la naturopathie, de l’énergétique, des randonnées, avec un soin particulier à la nutrition : détox gourmande, cure de jus, et parfois des jeûnes. »

C’est par ce biais-là que Maréva Brouard, fondatrice de la Maison Mercy à Saint Gervais a découvert les bienfaits de ces séjours : « J’ai fait mon premier séjour jeûne et randonnée en 2008. Ça a été une expérience extraordinaire, qui m’a fait un bien fou ».

La méthode de jeûne Buchinger

Maréva Brouard

Maréva Brouard © D. R

Maréva Brouard, alors représentante en matériel médical et compléments alimentaires, décide de se former avec la méthode de jeûne Buchinger, qui comporte un encadrement médical. Elle organise ses premiers stages au Cap-Ferret et rencontre de suite un grand succès : « Ces séjours se préparent avec sérieux, il y a une descente alimentaire avant, puis une remontée après pour conserver le bénéfice du séjour. » Depuis 3 ans, elle a ouvert son propre centre : la Maison Mercy près de Blaye, et organise maintenant des randonnées pour découvrir les Côtes de Bourg. « Le matin débute par une séance d’éveil corporel, un jus de légumes frais, puis une randonnée dans les magnifiques paysages du coin, les vignobles. L’après-midi est consacrée aux massages, à la relaxation et se termine le soir par un bouillon autour d’une soirée d’échanges. » Sa clientèle, constituée de Suisses, Belges, Corses, s’est également étoffée de Bordelais qui fonctionnent de bouche à oreille. « Beaucoup de gens reviennent d’une année sur l’autre », souligne-t-elle, « le fait de partager cette expérience crée du lien. »

Laurence Pinsard, qui organise régulièrement des séjours bien-être autour du yoga, remarque également cette demande : « On sent vraiment le manque de partage, d’échange. La pratique du yoga nous met dans une énergie positive. Il y a une détresse des personnes qui vivent dans les villes, surtout après les confinements, et qui veulent qu’on prenne soin d’eux. Ils ont besoin de se ressourcer en pleine nature ». Les massages proposés sont aussi vivement appréciés : « Les gens ont besoin de contact. Il y a beaucoup de tensions, de douleurs, de fatigue ».

 

C’est aussi cette notion de partage qui a conduit Claudia von Platen-Tillement à ouvrir ses maisons Huraia, situées à Vielle-Saint-Girons ; « J’ai eu un coup de cœur pour une vieille landaise abandonnée que j’ai fait rénover, à la croisée des lacs, de l’océan et de la forêt », raconte-t-elle, « J’ai eu envie d’en faire un lieu de partage avec des thérapeutes. Les gens viennent ici car c’est un lieu apaisant et ressourçant. » Différentes sortes de stages sont organisés par des agences spécialisées en bien-être, que ce soit détox, yoga (parfois associé à du surf) danse orientale, remise en forme… « C’est une très belle expérience, à la croisée du développement personnel et du bien-être », sourit-elle. En cette période d’incertitude liée au Covid, les acteurs du bien-être ont repris leur activité. Les séjours programmés en septembre et octobre sont pour la plupart complets… en espérant qu’il ne faudra pas tout annuler comme ils ont été contraints de le faire au printemps. « Il faut trouver le lieu, le programme, les intervenants, communiquer, gérer les inscriptions », explique Laurence Pinsard. « Cela demande beaucoup d’énergie. Il y a des incertitudes sur la rentrée, mais il faut continuer, rêver, rester dans le mouvement de la vie. Ça fait du bien aux gens, ça les met en joie. »

Hackathon tourisme durable

Imaginé par l’ADEME Nouvelle-Aquitaine et Tourisme Lab Nouvelle-Aquitaine, le premier hackathon Tourisme Durable a eu lieu les 28 et 29 juin derniers. Au terme des présentations et autres pitchs, trois projets ont été retenus ; TER’ d’aventures, proposé par la SNCF, fonctionne à partir de posts de voyageurs pour d’autres voyageurs qui proposent un programme, avec à la clé des solutions de déplacement doux comme le train et le vélo, ainsi que des liens pour les réservations de location et d’activité. Une solution « derniers kilomètres » avec la création d’une communauté et de parcours innovants. 2e projet retenu : le Kit Camp, imaginé par le camping La Brande dans le but de réduire/supprimer les déchets. Cette solution propose la location d’un sac contenant tout le matériel du campeur réutilisable avec un QR code facilitant son utilisation. Son but affiché : intégrer le 0 déchet dans le mode de vie du campeur. Enfin, Musique en roue libre pensé par l’Abbaye aux Dames propose un accueil VIP pour les visiteurs venus à vélo, avec tarifs privilège, garage, entretien et réparations, spectacles musique & lumière innovants grâce au pédalage des participants !

laurence pinsard

© D. R