Si l’on imagine le cœur comme un simple muscle, il est d’abord une formidable installation électrique. Sa mécanique ? Chacun de ses battements transmet un signal au nœud sinusal situé dans l’oreillette droite, et se propage dans les cavités cardiaques pour coordonner sa contraction. Lorsque ce signal se dérègle, le rythme s’altère : trop rapide (tachycardie), trop lent (bradycardie), ou désorganisé (fibrillation auriculaire ou ventriculaire). Chaque trouble a ses particularités :
- fibrillation auriculaire : les oreillettes émettent entre 400 et 600 impulsions par minute, un rythme irrégulier et inefficace ;
- flutter : les oreillettes battent trop vite mais de façon régulière, tel un moteur déréglé ;
- tachycardies ventriculaires : pouvant évoluer en fibrillation ventriculaire, une urgence vitale.
Ces troubles exposent à des complications graves : la fibrillation auriculaire multiplie par cinq le risque d’accident vasculaire cérébral, et par trois celui d’insuffisance cardiaque.
Le cœur est d’abord une formidable installation électrique
Les voies pour remettre le cœur au pas
Comment traiter une arythmie ? Sa prise en charge varie selon son origine et sa gravité, et plusieurs approches – souvent combinées – sont aujourd’hui utilisées :
- Les médicaments : la première étape
Objectifs : stabiliser l’activité électrique du cœur (amiodarone, flécaïnide) ou ralentir un rythme trop rapide (bêtabloquants, inhibiteurs calciques). S’ils demeurent accessibles et efficaces pour beaucoup, les effets secondaires sont parfois lourds et nécessitent une surveillance médicale rapprochée.
- La cardioversion : remettre les compteurs à zéro
Son principe : rétablir un rythme cardiaque normal, par l’application d’un choc électrique externe sous courte anesthésie ou par l’administration d’un antiarythmique. Une p…