Les exemples sont nombreux, ces derniers mois, d’enseignes ayant définitivement baissé le rideau. C’était le cas, début février, de l’emblématique magasin Repetto, sur le cours de l’Intendance. Le commerce en Gironde et sur l’ensemble du territoire français connaît des difficultés. Comme le remarquait le président du tribunal de commerce de Bordeaux, Philippe Passault, dans notre précédente édition (cf. interview EJG n° 7171), 30 % des procédures collectives concernent le commerce, en particulier le secteur du textile. Et pourtant, certaines enseignes ou concepts tirent leur épingle du jeu. Et le secteur continue d’attirer. Les associations de commerçants et la CCI œuvrent à moderniser, structurer et dynamiser ce secteur compliqué, car largement constitué d’indépendants.
Accessibilité, propreté, sécurité
Les changements de mentalité et d’habitudes sont évidents. La concurrence avec le commerce en ligne et l’arrivée des géants à très bas prix fait rage. Les périodes des soldes attirent moins, tandis que le Black Friday (qui s’étend de plus en plus sur le mois de novembre) s’ancre dans les modes de consommation.
La ville en mutation constante voit émerger de nouveaux pôles de fréquentation tandis que d’autres perdent en attractivité. Comment s’ajuster au plus près de la demande des consommateurs ? « Les revendications des commerçants sont triples, soutient Bruno Tripon, président de la commission commerce à la CCI Bordeaux Gironde : l’accessibilité, la propreté et la sécurité. »
Prix du stationnement
Le commerce bordelais ne vit pas que de ses habitants : 60 % des consommateurs viennent de l’extérieur, pas seulement de la métropole. La problématique est donc de proposer des places de parking à prix abordable et des voies de circulation fluides. « Notre rôle est de concilier les intérêts des uns et des autres », insiste Hervé Turpin, directeur du développement et de l’animatio…