Après l’été caniculaire et les incendies géants qui ont frappé le territoire, l’adaptation au réchauffement climatique s’affiche comme la priorité des élus locaux. Après le maire de Bordeaux Thomas Cazenave, qui a annoncé vouloir consacrer 26 % des investissements de la Ville à l’adaptation climatique, le président du Conseil régional Alain Rousset l’a affirmé lors de sa conférence de rentrée, le 11 septembre. « La ville devient inhabitable. La Région doit jouer le rôle d’ensemblier pour embarquer tout le monde pour s’adapter : constructeurs, scientifiques, institutions, etc. ».
Suite aux incendies, le Conseil régional présentera son « plan de rebond » et « sa vision long terme » lors de la commission permanente du 28 septembre. D’ici là, la Région a annoncé 14 dispositifs visant à « amortir le choc ; organiser le rebond ; reconstruire mieux en organisant la robustesse de demain », pour les secteurs économiques touchés, en particulier le tourisme et la forêt. Dotés de 15 millions d’euros de la Région et de l’Europe, ces dispositifs doivent permettre un fort effet de levier estimé à 127 millions d’euros.
En parallèle, le président du Conseil régional a formulé trois demandes à l’État : implanter une base opérationnelle de bombardiers d’eau en Nouvelle-Aquitaine ; faire de la forêt des Landes de Gascogne le laboratoire d’une forêt adaptée au changement climatique ; donner aux Régions les moyens d’agir pour décentraliser l’adaptation au changement climatique.
« Nous devons penser à l’avenir, aux canicules et aux incendies qui vont se répéter. Nous devons investir », estime Alain Rousset. Il souhaite également agir en faveur de l’agriculture, de la transition agroécologique, de l’élevage, et de la gestion de l’eau.