Fondée en 1968 par le chasseur sous-marin bordelais Jacques Minares, qui avait créé la première combinaison de plongée du commandant Cousteau, la marque Topstar a été rachetée en 2021 par Fabien Dubois, ancien cadre pour de grandes marques de sport. Depuis, cette société spécialisée dans la conception, la fabrication et l’entretien de combinaisons techniques de plongée pour les professionnels et les particuliers, connaît une croissance importante et une rentabilité constante (chiffre d’affaires non communiqué).
Nous avons un catalogue unique en France
« Notre activité est tirée par l’innovation et le recentrage sur les produits techniques. Nous avons un bureau d’études et un atelier de fabrication avec des couturières, découpeurs, modélistes et designers, prototypistes, pour réaliser de petites séries. Mais aussi l’entretien et la réparation des combinaisons étanches, pour lesquelles nous avons tout un catalogue de prestations. C’est unique en France », affirme Fabien Dubois. Il emploie une vingtaine de personnes dans son atelier de Marcheprime.

Un sapeur pompier en intervention équipé d’une combinaison Topstar. © Topstar
Services de sécurité
Parmi ses clients professionnels, Topstar compte de nombreux services de défense et de sécurité : service départemental d’incendie et de secours (SDIS), pompiers, sauveteurs plongeurs, scaphandriers, mais aussi armée, gendarmerie, marine nationale, GIGN ou encore forces spéciales. Sa marque Vade Retro, spécialisée dans les combinaisons renforcées dédiées aux eaux froides de montagne, équipe le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM).
Topstar fournit aussi les combinaisons des scientifiques, tels que les explorateurs de l’Ifremer et de la mission Tara, qui plongent sous la glace ou dans des environnements profonds, à l’instar de Laurent Ballesta ; ou encore les archéologues sous-marins du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).

L’explorateur et photographe Laurent Ballesta avec son équipe en combinaisons Topstar. © Topstar
« Nous équipons aussi les sportifs de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM), et les professionnels qui réalisent l’entretien et la réparation de structures subaquatiques, comme des barrages, des ponts, des éoliennes en mer, des plateformes pétrolières, etc. », énumère Fabien Dubois.
La marque a parallèlement collaboré avec de grandes maisons de luxe, pour des créations sur-mesure en néoprène.
Côté particuliers, Topstar est positionnée sur les loisirs techniques, comprenant les plongées longues, profondes, dans des environnements complexes comme sous la glace, dans des souterrains ou dans des épaves.

Un scaphandrier équipé d’une combinaison Topstar. © Topstar
Brevets
Afin de concevoir des produits sur-mesure qui répondent aux besoins spécifiques de ses clients, le bureau d’études de Topstar traduit les propriétés techniques nécessaires (résistance mécanique et thermique, durabilité, souplesse, flexibilité, étanchéité…) en matériaux. Du néoprène et des toiles techniques fabriqués par des fournisseurs situés en France, en Europe et au Japon.
« Nous avons créé des produits finis que nous avons brevetés. Nous travaillons actuellement sur des brevets autour de la résistance à l’abrasion, avec des produits plus résistants que l’acier et le kevlar. Et avons développé la première combinaison étanche au monde sans aucune fermeture. L’innovation fait partie de notre ADN et tire notre croissance », insiste Fabien Dubois.

Le SDIS de Haute-Savoie en intervention dans la glace équipé de combinaisons Topstar. © Topstar
Sans intermédiaire
L’autre argument de Topstar, ce sont des prix jugés intéressants, permis par une distribution directe via son site internet, sans intermédiaire.
Pour être au plus près des consommateurs, il a également noué des partenariats avec des centres d’essais permettant de tester ses produits, au centre de formation de scaphandriers de Cap Trébeurden, à l’académie de plongée sous glace des Alpes ou encore avec les nettoyeurs subaquatiques du Sud-Ouest.
Fabien Dubois mise aujourd’hui sur l’international pour trouver des relais de croissance. « Notre potentiel de développement est fort. Mais nous devons continuer de nous structurer pour le porter. Pour cela, nous avons le projet de lever des fonds ou de nous rapprocher d’un partenaire industriel », annonce-t-il.

Gendarme en intervention équipé d’une combinaison Topstar. © Topstar